Beaucoup de personnes confrontées à l'allergie ou l'intolérance au lait de vache, se demandent si elles ne peuvent pas substituer un hydrolysat par quelque chose de plus naturel comme un "lait" végétal. Mais ces boissons végétales ne sont pas adaptés à l'alimentation exclusive d'un bébé.

Toute fois, dans le cadre d'une diversification alimentaire, la donne est tout autre et la proposition d'un lait végétal peut être faite dans le même état d'esprit que l'introduction d'un solide.

 

 

Les différents "laits" végétaux

On trouve une grande variété de "laits" végétaux conditionnés en brique ou en poudre :

  • Le lait d'avoine fortifiant et nutritif.
  • Le lait de quinoa riche en protéines et minéraux est un aliment de choix pour les femmes enceintes ou allaitantes, car c'est un galactogène qui augmente la production de lait.
  • Le lait de riz au goût discret, très riche en sucres lents.
  • Le lait de soja, riche en protéines, est idéal pour cuisiner et remplacer le lait de vache. Les yaourts ou crèmes dessert au soja peuvent substituer les desserts lactés. Il en existe aux parfums variés, pour ceux qui n'aiment pas le goût particulier du soja. Le problème du soja est qu’il peut induire une baisse de lactation chez certaines femmes, car il contient des œstrogènes. A cause de ceux-ci, il est également déconseillé pour l'alimentation de l’enfant. Le soja est à proscrire en cas d'allergie croisée au lait de vache.
  • Le lait d'amande riche en calcium et bonnes graisses pour l'organisme.
  • Les laits de noisette, sésame, châtaigne, etc.

 

 

"Peut-on échapper aux laits animaux en donnant au bébé des « laits » végétaux (amande, noisette, châtaigne, riz, avoine…) ? *

Il faut savoir que ces « laits » (qui ne sont pas des laits mais des jus, et n'ont d'ailleurs pas le droit de s'intituler ainsi) n'ont absolument rien à voir avec les laits animaux. Ils sont beaucoup plus pauvres en protéines (et des protéines très différentes des protéines animales) et beaucoup plus riches en glucides. L'alimentation d'un nourrisson avec uniquement des « laits » végétaux induit habituellement un kwashiorkor (marasme par carence protéique) accompagné de troubles liés à la surcharge glucidique.

D'autre part, les fruits à coques sont des allergènes potentiels, donc mieux vaut ne pas les utiliser avant 6 mois. Quant aux « laits » de céréales à gluten (blé, avoine, orge, seigle…), mieux vaut les éviter également avant 5 ou 6 mois, car ils peuvent favoriser une intolérance au gluten, comme les céréales en question.

Pris ponctuellement en petite quantité et si possible pas les premiers mois, ces « laits » sont sans doute utilisables. Mais en aucun cas ils ne peuvent constituer la seule alimentation d'un nourrisson.

On peut minimiser – mais non supprimer – le problème en en mélangeant plusieurs ou en utilisant un produit constitué de plusieurs laits différents (et éventuellement enrichi), car cela permet aux protéines d'être mieux absorbées."

 

 

* Extrait du livre : "Maman bio" de Claude Didierjean-Jouveau et Martine Laganier-éditeur Eyrolles