Il est possible de donner du lait d'une autre espèce animale à un bébé diversifié. Toute fois, en cas d'allergie avérée ou suspectée, il vaut mieux s'abstenir. Le lait de vache fait partie des allergènes le plus fréquents du jeune enfant. D'autre part, en cas de reflux, le lait de vache est moins digeste que le lait maternel et il risque de générer des douleurs digestives.

 

Le lait de vache est particulièrement indigeste pour le nourrisson, quand il ne déclenche pas d’allergie. Il contient beaucoup de protéines trop grosses pour être bien digérées (caséine, alpha-lactalbumine, bêta-lactoglobuline). Il est en général mieux toléré sous forme fermentée (faisselle, yaourts et fromages). Plutôt que de donner des laits artificiels qui peuvent engendrer des allergies de par leur composition variée, certaines mères font le choix, par exemple lors de la reprise du travail, de proposer à leur bébé du lait de vache entier. Cela est possible dès l’âge de 6 mois, chez un bébé toujours allaité et bien diversifié, dans la mesure où il n’est pas lui-même allergique ou intolérant au lait de vache. Mais en fait, si le bébé a toujours accès librement au sein ("à la demande") lorsque sa mère est là, aucun autre lait que le lait maternel n’est nécessaire.

Les laits de chèvre et de brebis sont souvent mieux tolérés et plus digestes que le lait de vache. Toutefois, ils peuvent être responsables d’allergie croisée chez le bébé déjà allergique au lait de vache.

Le lait de jument ou d’ânesse est celui qui se rapproche le plus du lait maternel par sa composition. Il est particulièrement indiqué pour les bébés les plus sensibles (propriétés stimulantes sur la flore intestinale) mais reste cher et difficile à trouver. Il n'exclut pas un risque d'allergie.

 

 

 

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