On m'a toujours décrite comme une enfant "difficile" pour manger et, cela, déjà tout bébé. Mais, chaque fois que je mangeais, j'étais ballonnée et j'avais de fortes douleurs au ventre.

C'était en fait une expansion abdominale à l'image du ventre bombé des enfants dénutris. Après chaque repas,  j'avais mal avec un ventre complètement distendu qui freinait même mes mouvements et ma respiration.

Le moindre stress, comme le fait de manger en dehors de chez moi ou d'aller à la piscine, mais aussi simplement le fait d'avoir faim et de devoir attendre le repas, déclenchaient une crise douloureuse d'aérophagie. Mon ventre gonflait en quelques minutes et il le restait tout au long de la journée. J'emettais beaucoup de gaz assez typiquement en fin de journée. Ils n'étaient pas mal odorants, c'était simplement comme de l'air qui s'échappait.

Un ventre distendu à tel point que mon diaphragme était remonté et que l'appétit m'était coupé, alors même que je venais de commencer mon repas. Je me forçais à chaque fois pour finir mon assiette et, phénomène typique, à la dernière ou l'avant dernière bouchée, je calais, à tel point qu'il m'était absolument impossible d'enfourner cette ultime bouchée. Ma respiration était également haute, avec seulement la partie supérieure des poumons qui bougeait. J'avais peu de souffle et était souvent oppressée.

Je n'arrive pas à me souvenir de la qualité de mes selles étant petite, mais je me rappelle très bien qu'elle étaient toujours accompagnées de nombreux gaz gênants. Par la suite, elles furent plus fréquentes. Je n'arrivais plus à me soulager en une fois parce qu'elles étaient gluantes voire mousseuses, rarement compactes et mêlées à de nombreux gaz. Je devais donc aller aux toilettes 3, 4, 5 fois ou plus souvent encore, parfois à quelques minutes seulement d'intervalle. Quelques fois, il y avait uniquement des glaires qui étaient émises et souvent de tous petits boudins très fins de la taille d'un petit doigt, visqueux et décolorés, parfois même avec des particules alimentaires non digérées.

Tout ceci s'est installé au fil des années de manière insidieuse. Je me plaignais facilement de douleurs abdominales. On me répondait que c'était fonctionnel, car les examens pratiqués ne révélaient rien. Et lorsqu'on me demandait comment était mon transit, je répondais "normal". Je souffrais depuis tellement longtemps que je n'avais plus aucun repère de ce qu'était un transit normal ! Bien sur, si l'on m'avait soumise à un questionnaire plus précis, si l'on s'était intéressé aux détails, mes réponses auraient certainement été sans équivoques.

Puis à 20 ans, j'ai eu subitement de la diarrhée chronique durant environ une année. Elle réapparaissait dès la fin des traitements médicamenteux, soit environ tous les 10 à 15 jours. J'étais complètement épuisée et affaiblie. Coproculures, coloscopie et autres examens, mais aucune fibroscopie, se sont enchainés pour en arriver toujours à la même conclusion : "C'est fonctionnel". Je devais donc me débrouiller avec quelques traitements symptomatiques qui limitaient tant que ce peut les gènes.

Je me vidais littéralement alors que je prenais du poids, ce qui semblait n'inquiéter que moi. Je suis devenue bouffie, cependant je prenais 4 kg sur l'année. Moi qui ait toujours eu un poids invariablement stable, ça me semblait complètement anormal ! Puis, aussi étrangement que j'ai grossi, j'ai perdu rapidement ces kilos.

Durant les années qui ont suivies, ce sont alternés des épisodes de diarrhées intermittentes. Et en dehors des périodes aiguës, j'avais toujours des gargouillis douloureux comme si j'avais du savon dans les intestins, des gaz particulièrement mal odorants, une lourdeur due à la digestion qui semblait durer des heures et une douleur permanente, parfois vive, au colon en bas à droite du ventre. J'étais pliée en deux lorsque je devais aller aux toilettes, mon avant bras barré au travers mon ventre pour faire contre pression.

Puis sont apparus des malaises. Des bouffées de chaleur et des nausées m'envahissaient subitement en particulier au cours des repas alors que quelques secondes auparavant tout allait bien et que je me régalais. Je devais prendre l'air et, avec une très grande maîtrise, je me retenais tant bien que mal de vomir. Parfois le malaise précédait d'une demi heure environ la venue d'une selle, sans que j'en face le rapprochement sur l'instant. Ces crises se sont répétées de manière quotidienne durant 5 ans. Complètement livrée à moi même, j'ai trouvé comme seule ressource l'homéopathie. J'avais donc en permanence dans ma poche des granules d'Ipéca que je suçais plusieurs fois par jour pour limiter les malaises qui étaient imprévisibles.

Pendant toutes ces années, soit 30 ans au total, aucun diagnostic n'a jamais été posé. J'allais de médecins en spécialistes. Les bilans étaient normaux alors que mon état se dégradait au fil des années. La seule aide apportée était quelques traitements symptomatiques qui limitait les gènes, mais ne soignaient rien. Le Spasmine® et le Lycopodium Clavatum en homéopathie soulageaint les ballonnements mais n'empêchait pas le phénomène de se produire. Un peu de Smecta® ou du Bedelix® contre les selles molasses et du Thiorphan® contre la diarrhée. Rien de plus.

Ce n'est que, tout à fait par hasard et comme par magie, que les choses se sont dénouées à l'âge de 32 ans. J'ai consulté un ostéopathe pour des douleurs cervicales. Il s'avérait également nutritionniste. Après deux interrogatoires très minutieux et complets, celui-ci me propose de supprimer le gluten et le lactose de mon alimentation. N'ayant plus rien à perdre et ayant déjà tout essayé sans grand résultat, je mets en place rapidement ce régime. Quinze jours seulement après le début de l'éviction du lait de vache, les gargouillis douloureux, les coliques et la rhinite chronique avaient disparu ! Plus non plus de rhinopharyngites ou trachéites à répétition cinq à sept fois par hiver ! Au bout de deux mois sans gluten, j'observai les premiers bénéfices et je revécus enfin. Je découvris ce qu'était l’appétit, la sensation d’être rassasiée, le bonheur de manger sans avoir en permanence mal au ventre, une impression générale d’être moins "à vif", une peau moins réactive, moins de fatigue, moins de douleurs, une plus grande endurance et puis un tempérament moins nerveux, moins "hyperactif" et du même temps la découverte de l'insouciance !

Cela fait 10 ans que je mène un régime sans blé et sans laits animaux. Le diagnostic de maladie coeliaque n'a pas pu être effectué puisque j'étais déjà sous éviction et qu'il doit se pratiquer pendant une période où l'on mange du blé. Je réagis également à beaucoup d'autres aliments que je dois exclure de mes menus, sinon je suis prise d'eczéma, de troubles digestifs ou de conjonctivite allergique, de rhinite et parfois d'asthme. Je présente aussi depuis l'âge de 16 ans des carences en oligoéléments et en certaines vitamines, lesquelles ne se comblent pas et, plus récemment, un manque chronique de fer.

A 40 ans, enfin, un diagnostic me vient d'outre mer. En Angleterre, le Dr Natasha Campbell, décrit un syndrome qui s'apparente en tout point à ce que je vis. "Le syndrome entéropsychologique" se caractérise par une dysbiose et une porosité intestinales dues à un déséquilibre de la flore de l'intestin. Il provoque des répercutions multiples sur la digestion et donc la santé globale. Depuis que j'ai mis en pratique les conseils alimentaires expliqués en détails dans son ouvrage, je constate des effets bénéfiques, beaucoup plus larges que ce qu'avait procuré l'unique éviction du blé. Je présente encore moins de troubles digestifs et de carences nutritionnelles. Des réactions ont disparues et certains ne me posent pus problèmes s'ils sont consommés en petites quantités. Je mange de nouveau des fruits à coques, plus occasionnellement des oeufs et du fromage de brebis. Je prends également des compléments alimentaires adaptés, principalement des oligoéléments et des vitamines, prescrits par mon homéopathe formé en micro-nutrition. Grâce à tout cela, je sens que mon intestin se répare progressivement et qu'il retrouve peu à peu ses fonctions.

fanette


Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Troubles digestifs chroniques à cause du blé

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Allergie digestive au lait de vache

A l'âge d'1 mois, mon fils hurlait tous les jours, se tordait et se vidait toutes les demi-heures avec érythèmes fessiers à répétitions, selles acides, boutons sur tout le corps. Au fil des semaines qui ont suivi, c'est devenu des plaques d'eczéma sur la moitié de son corps avec pleurs les nuits, certainement à cause du grattage (comme son 2ème frère, qui a aujourd'hui 12 ans, et qui se vide s'il boit du lait de vache).

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Lactase pour un bébé allaité

J’ai allaité avec un réflexe d’éjection fort (REF), c’est à dire que mon lait sortait trop vite, trop fort, à la manière d’un Karcher. En conséquence, ma fille était très tonique et goulue lorsqu'elle tétait. Elle s’étranglait parfois, tétait peu et très souvent, visiblement pas assez pour être rassasiée. Elle avait des gènes digestives, des rots et gaz nombreux, des selles vertes et mousseuses souvent explosives qui s'annonçaient par des coliques, ainsi qu'un reflux gastro-oesophagien. Tout ceci la maintenait éveillée et geignarde durant des heures et rendait l’allaitement épuisant pour moi.

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Tenir le coup face au reflux de bébé

Il faut garder en tête qu'on ne sort pas si facilement du phénomène de reflux de son bébé, qu'une rechute est toujours possible et parfois encore plus dure qu'avant. Ca évite les trop grosses déceptions.

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Une panoplie de traitements contre un reflux résistant

J’ai essayé tous les traitements "doux" repoussant en dernière intension les médicaments allopathiques. Je n’ai de toute façon pas réussi à lui faire avaler les gels et pansements gastriques prescrits. J’ai rapidement compris que Lola ne tolérait pas grand-chose d’autre que mon lait, ou éventuellement de l’eau. Homéopathie, phytothérapie, lactase, portage, massages, maternage intense ont été notre seule réponse possible durant 1 an.

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