Très rapidement après sa naissance, Pauline n'arrivait plus à s'endormir au sein : dès la 3ème semaine, je crois. Il lui arrivait très souvent de se rejeter en arrière en début de tétée, de hurler comme si elle refusait le sein. Elle s'est mise à avoir des selles vertes et mousseuses.

Je ne pouvais plus la poser dans son petit lit, même 5 minutes. Elle avait besoin d'un contact permanent et seul le portage contre moi en position verticale semblait l'apaiser. Elle avait besoin de faire des dizaines de rots par tétée. J'ai vu mon lait gicler parfois à plus de 1 mètre, lorsque Pauline lâchait le sein en début de tétée. J'osais de moins en moins allaiter lorsque nous recevions des amis, je m'isolais dans notre chambre. J'appréhendais les sorties. C'était vraiment une période très difficile.

J'ai alors compris, grâce aux informations trouvées sur le site de La Leche League, que j'avais un terrible réflexe d'éjection fort (REF) induit par de très mauvais conseils d'une pédiatre : donner les deux seins par tétées, changer de sein au bout de 20 minutes... cela ne me convenait absolument pas. J'avais une capacité de stockage très importante, ma fille pouvait téter efficacement facilement 40 minutes sur un sein lors de certaines tétées. Donc, en suivant les conseils de la pédiatre, j'ai empêché Pauline de boire le lait gras de fin de tétées, puisque je changeais de sein trop tôt. Il lui fallait boire des quantités énormes de lait pour enfin accéder au lait gras, d'où des coliques terribles. En donnant les deux seins par tétée à chaque fois, j'ai terriblement boosté une lactation déjà bien assez abondante. J'ai par la suite mis des mois à me débarrasser du réflexe d'éjection fort.

Avec le recul, je suis aussi convaincue que mon REF a été aggravé par le fait que Pauline a dormi seule dans son lit jusqu'à ses 5 mois à peu près. Près de moi, elle aurait tété plus souvent lors de micro réveils, alors que seule dans son lit, elle n'appelait pas. Si Pauline avait dormi près de moi, elle aurait probablement tété plus souvent et ainsi mes seins auraient été moins plein le matin. Plus les seins sont plein, plus le réflexe d'éjection fort est important. De plus, comme de nombreuses mamans qui ont un réflexe d'éjection fort, je pense que j'ai eu tendance à une période à repousser les tétées, car donner le sein avec un REF n'est plus une partie de plaisir, et on en arrive à redouter le moment de la tétée... alors qu'en fait, pour faire diminuer le REF, allaiter aux signaux d'éveil est d'un grand secours. Les tétées fréquentes, si besoin en proposant plusieurs fois de suite le même sein (cette astuce présente l'avantage de faire diminuer la production de lait, bien utile en cas d'hyperlactation associée à un REF), aident aussi énormément.

Ce réflexe d'éjection fort, dont j'ai mis des mois à me débarrasser a eu pour conséquence l'apparition d'un reflux gastro-oesophagien (RGO) chez Pauline. La pédiatre, qui a diagnostiqué le reflux (essentiellement interne, pas de vomissement en jet, mais des rots extrêmement fréquents pendant et après la tétée, parfois jusqu'à 1h, voire 2h après une tétée, accompagnés de lait caillé, une gorge rouge irritée par les remontées acides, l'impossibilité de dormir allongée) a prescrit plusieurs médicaments : Topaal®, Péridys® que je n'ai jamais pu faire avaler à Pauline. Elle a eu aussi une prescription d'omépraole vers 9 mois, que j'ai réussi à lui donner quelques temps. Amélioration très rapide, au bout de quelques jours, beaucoup moins de réveils nocturnes en pleurant. Mais, très vite, c'est devenu une corvée de lui donner de l'oméprazole. Et étant donné la composition de ce médicament, j'ai préféré poursuivre le portage en journée et les nuits en position semi allongée pour moi (avec de gros coussin dans le dos), ma fille dormant semi assise sur moi et prenant le sein dès qu'elle en avait besoin pour soulager une remontée acide ou un rot (nous avions trouvé cette solution pour les nuits vers ses 5 mois, lorsqu'elle a commencé à se réveiller à nouveau la nuit).

Mon REF a été aggravée aussi par ma consommation de lait de vache : je raffole du fromage et j'étais une grosse consommatrice de protéines de lait de vache (PLV)... Malgré toutes les mesures pour limiter le réflexe d'éjection fort (donner le même sein plusieurs fois de suite, position d'allaitement limitant l'effet de gravité, allaitement aux signaux d'éveil, sommeil partagé), la vraie amélioration, je l'ai observée lorsque je me suis enfin décidée à limiter ma consommation de lait de vache vers les 12 mois de Pauline. Je n'ai pas eu besoin de faire une éviction stricte. Je ne consommais quasiment plus de PLV visibles et donc de PLV tout court puisque je mange très peu de plats tout près. J'étais donc tout de même proche de l'éviction stricte. Lors des écarts (raclette chez des amis ou dans la famille, quiche à la crème, gâteau au beurre), il y avait un retour du REF incroyable et des réveils nocturnes plus fréquents pour Pauline !

Sinon, juste pour donner un peu d'espoir aux mamans dans des situations similaires, Pauline a commencé à mieux gérer le réflexe d'éjection fort, pourtant toujours bien présent, dès ses 4 ou 5 mois. A partir de 10-11 mois, elle se retirait du sein et riait en regardant le lait giclé. Et donc, quand j'ai drastiquement limité ma consommation de produits laitiers, REF et reflux ont énormément diminué. Je n'ai qu'un regret : ne pas avoir eu la force de limiter ma consommation de protéines de lait de vache plus tôt.

Céline, maman de Pauline (20/03/2006)

 


Fibroscopie sans anesthésie d'un bébé

Cela faisait un an que je clamais que mon bébé avait un reflux depuis sa naissance. Aucun des 5 médecins différents que j'ai pu voir ne m'écoutait ou ne me croyait. C'est en consultant un énième pédiatre, qu'il vit à la simple consultation que ma fille âgée de 12 mois avait non seulement un reflux mais aussi une oesophagite. Pour confirmer ce diagnostic, ma fille du passer une fibroscopie. L’examen s’est très bien déroulé, sans anesthésie, mais sous "calmant" administré par un suppositoire.

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Réflexe d'éjection fort et confusion tétine/sein

Dès les 1ers jours, Lola tétait très fréquemment et peu de temps. Elle avait aussi des troubles digestifs: selles vertes explosives et mousseuses, des coliques, un reflux (RGO), de nombreux rots et dormait seulement portée verticalement. J'étais dépassée par le rythme incessant de tétée-change-de-couche-portage qui s'enchaînait sans répit! J'avais un réflexe d'éjection fort (REF).
J'ai fini par ressortir une tutute que j'avais gardée "au cas où?" offerte dans un coffret naissance de maternité, pensant ne jamais l'utiliser puisque j'allaitais !

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Eviction stricte du blé et du gluten

J’ai commencé par exclure le gluten et le lactose sous les conseils de mon nutritionniste. Grâce à cela, ma vie a changé car je n’etais plus malade et je pouvais enfin digérer ce que je mangeais ! Elle a changé aussi, car elle est devenue moins souple et plus astreignante, à cause des régimes d’éviction. Mais c’est un effort qui en vaut largement le coup !

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Lait maternel, elle n'aime que ça !

Lola a un reflux depuis sa naissance. Elle est allaitée. Les conditions particulièrement difficiles qu’induit le reflux gastro-oesophagien (RGO), m’a fait remettre en cause l’allaitement plusieurs fois. Mais… Lola n’aime pas le lait de vache et le peu qu’elle en ait mangé, a engendré des régurgitations de lait caillé. Elle est allergique au soja (vomissements). Et puis, elle a refusé tous les "laits" végétaux, sauf le "lait" de riz. Mais celui-ci la constipe ! Alors, qu’aurais-je fait si je n’avais pas allaité ?

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Materner un enfant différent

C’est compliqué de définir ce qu’est un enfant différent. Beaucoup diront que chaque personne est unique, et c’est vrai; que définir un enfant comme différent, c’est lui apposer une étiquette enfermante, sclérosante, et c’est vrai; qu’il existe un risque que le parent ne se voit plus que comme lui-même différent, voire y trouve une forme de reconnaissance sociale, et c’est vrai. Ces risques existent, mais ces affirmations sont aussi des procès d’intention, qui ne font pas honneur à la souplesse mentale et aux ressources d’amour dont ces parents font preuve.

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Selles vertes et intolérance au gluten

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