Tout a commencé au mariage de ma tante, où pour la première fois j'ai mangé des cacahuètes. Je devais avoir 3 ans, j'ai beaucoup aimé, tellement qu'il paraît que je m'en suis gavée. Après, ça a été la panique : je me suis mise à gonfler et j'avais une urticaire partout sur le corps.

Lorsque le docteur est arrivé, j'avais vomi et tout avait disparu. Verdict : allergie à la cacahuète. Traitement : ne plus en manger ! J'ai donc pratiqué un régime d'éviction de l’arachide durant environ 20 ans, avec quelques erreurs aussitôt accompagnées de vomissements (mais heureusement plus d’oedème). Cela m'a parfois mise dans des situations difficiles, en particulier les voyages en bus où j'avais le malheur de goûter les barres de céréales de mes amies contenant des cacahuètes non mentionnées sur l'emballage.

Vers mes 24 ans après une réaction allergique à un aliment inconnu (pois chiche probablement), j'ai fini par prendre rendez-vous avec un allergologue. J'ai eu droit à des prick-tests et des dosages sanguins d'IgE spécifiques. Verdict : allergie sévère à l'arachide. Traitement : éviction stricte (c’est-à-dire y compris les mentions "peut contenir des traces d'arachide") sans doute à vie et une trousse d'urgence à avoir en permanence avec soi. Ca a été le coup de massue, j'avais l'impression de ne plus avoir le droit de manger quoique ce soit ! Sans compter que l'insistance de l'allergologue à ce que j'ai un stylo injecteur d'adrénaline avec moi en permanence, n'avait rien de rassurant...

Bizarrement ce n'est pas l'alimentation qui m'a posé le plus de problème sur le long terme, mais bien la gestion de la trousse d'urgence : ne pas l'oublier (chez soi, dans la voiture, chez les amis...), penser à demander un renouvellement quand la date de péremption approche et surtout conserver l'adrénaline à une température inférieure à 20-25°C ! Sur ce dernier point, la solution qui a finalement été adoptée, a été les pochettes de conservation vendu pour l'insuline. Pour les deux précédents points, je n'ai malheureusement toujours pas de solution. Et c'est assez régulièrement que je commets encore des oublis.

Pour le régime d'éviction, au final, ça c'est mis en place assez facilement. J'excluais déjà les cacahuètes et tout ce qui en contenait, il a donc fallu que je traque les mentions "Graisses végétales" sans précision et les fameux "Peut contenir des traces ..." et m’assurer, lorsque j’étais en déplacement, que la cuisine qu’on me servait n’avait pas été frit dans de l’huile d’arachide ! Après une période d'abattement de quelques semaines, j'ai fini par trouver un certain nombre de produits de  substitution (en particulier le chocolat), qui n'étaient pas étiquetés "Pouvant contenir des traces de ...". Je suis aussi passée aux pâtisseries et gâteau "Pur beurre”, et donc sans graisse végétale.

Vers mes 29 ans lors d'une consultation de routine, l'allergologue a refait des dosages sanguins sur des anticorps particuliers (IgE anti-Ara h4) réagissant à l'arachide, afin de voir si mon allergie est classifiée dans celle qui est à risque de faire des chocs anaphylactiques. Verdict : oui. Traitement : ben, toujours pareil avec encore moins de chance d'y voir une quelconque amélioration ! La même année lors d'un bilan sanguin complet pour les intolérances alimentaires (dosage des IgG spécifiques) auprès d'un autre médecin, j'ai découvert avec effroi que l'arachide était le principal aliment qui me faisait réagir suivant un mécanisme d'intolérance (c’est-à-dire, non pas avec un mécanisme IgE-médiée comme je le savais jusqu'à présent). Ce dosage aurait dû être nul, puisque j'excluais depuis 5 ans de manière stricte l'arachide. Mes anticorps auraient donc dû disparaître...

Je n'aurais jamais cru que je réagissais à l'arachide de plusieurs manières différentes. Verdict : je suis très réactive à l'arachide et cela de plusieurs manières. Traitement : me faire une raison et l'exclure à vie! De toute manière vous voulez que je vous dise : je n’aime pas la cacahuète, ça me donne envie de vomir !

Anne, alias Lutin malin

 


Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Sans couche pour calmer un érythème, des coliques et un reflux

Mon bébé traînait un érythème fessier depuis sa naissance. Je n'arrivais pas à l'enrayer malgré les changements de marques de crèmes ou de couches. Une amie m'a rappelé avoir pratiqué l'hygiène naturelle infantile. Cette méthode consiste à tenir le bébé au dessus d'un bac, d'un lavabo ou d'une baignoire pour lui faire faire ses besoins. Grâce à cela, l'érythème a disparu parce qu'il n'avait plus les fesses souillées par les selles, ni ne macéraient dans la couche, grâce aussi à des toilettes simplement à l'eau, un bon séchage et plus aucune crème qui rougissait encore plus ses fesses.

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Allergie chronique, quelles répercussions à l'âge adulte ?

Lola a un reflux depuis sa naissance, une peau sèche et eczémateuse, une constipation depuis la diversification et de nombreuses intolérances alimentaires. Lola n’aime pas le lait de vache. Le peu qu’elle en ait mangé, a engendré des régurgitations douloureuses. Elle est allergique au soja (vomissements). Et puis elle a refusé tous les "laits" végétaux, sauf le "lait" de riz. Mais celui-ci la constipe! Alors, qu’aurais-je fait si je n’avais pas allaité? Le cas échéant, que ce serait-il passé? Je ne peux m’empêcher de penser à ma situation.

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Selles vertes et intolérance au gluten

Vers 4 mois, mon bébé, exclusivement allaité, a commencé brusquement à faire des selles vertes, et plusieurs fois par jour (4-6), qui sentent très, très mauvais. Avec des gaz, mousseuses parfois, vert fluo presque, plus que liquides, quelquefois avec des glaires (mucus). Je ne me suis pas inquiétée.

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Diversification pas à pas à cause d'intolérances alimentaires

Après avoir allaiter aux signes d’éveil, j’ai tenté de pratiquer la diversification aux signes d’envie. Et l’envie s’est faite ressentir vers 5 mois et demi alors que Lola tenait assise dans sa chaise haute. Elle manifestait un vif intérêt à table. Mais un contexte d’allergie alimentaire, plus précisément d’intolérances alimentaires, a compliqué la chose.

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Témoignages

 

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