Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

Depuis la grossesse, j'étais moi même sous éviction stricte des blés, laits animaux et oeuf (entre autres !) car poly-allergique. Je n'imaginais pas que ma fille était, elle aussi, poly intolérante alimentaire, en particulier aux fruits à coque, que je consommais régulièrement en grosse quantité pour remplacer certains aliments interdits.

Concernant l'amande, j'ai été fixée grâce à l'éviction que j'ai entamée vers ses 7 mois pour diminuer mon réflexe d'éjection fort du lait (l'amande, comme l'ensemble des noix, étant galactogène). J'ai alors constaté une légère amélioration de son reflux et de son eczéma. Et puis, durant la diversification, elle n'a pas aimé et repoussa le jus d'amande, les entremets à base d'amande ou la pâte d'amande que je lui proposa. Sa dermatite atopique flamba au niveau des sourcils et des joues à chacune de ces tentatives. J'en conclu qu'elle y réagissait et je supprima très vite l'amande de son alimentation.

Pour la noisette, lorsque j'en ai donnée tel quel, 1 à 2 fois, elle a eu plein de petits boutons rouge qui démangeaient atour de la bouche. Elles étaient biologiques, mais entières avec la pelure qui est réputée provoquer des réactions chez certaines personnes. Mais puisqu'elle ne tolérait déjà pas l'amande et que tout cela fait partie de la même famille, celle des fruits à coque, je n'ai pas cherché plus loin. Il me semble, de mémoire, que le phénomène était identique avec les noix et j'ai à leur tour exclu noisettes et noix.

Il restait les noix de cajou qu'elle aimait consommer très régulièrement durant plus d'1 an. Heureusement que je limitais à 3 à 6 par jour, sinon elle en aurait dévoré des tonnes ! Ca n'est que lorsqu'elle eu 3 ans que ça me paru évident. Elle avait été gardée une semaine complète chez ma mère, à qui j'ai fourni la coutumière "épicerie sans allergènes", mais cette fois là, sans cajou, parce qu'il ne m'en restait plus. Lorsque je suis revenue chercher Lola, j'avais apporté avec moi des cajous. Elle a déclaré de nouveau un rhume (éternuements, puis mucus vert avec congestion nasale) quelques jours seulement après en avoir mangé et puis, de l'eczéma sur les joues, les sourcils et même les avants-bras. Elle n'en a plus consommé depuis et elle n'a plus ni rhume, ni dermatite atopique !

Entre deux, une petite plaque d'eczéma réapparut dans un sourcil après avoir ajouté des billes soufflées à la noix de coco dans ses céréales du matin. Je n'avais pas pensé que la coco était, elle aussi, une noix ! J'ai alors supprimé toute variété de noix, même les pistaches.

Concernant l'arachide, j'en ai consommé par poignées durant la grossesse car je ressentais le besoin d'en manger. Des analyses ont montré que j'étais carencée en acides gras à cette période. Il y avait probablement un lien entre cette pulsion alimentaire et la carence. Mais voyant la sensibilité accrue de ma fille aux fruits à coque et au soja (une légumineuse comme l'arachide), par prudence puisque que ces allergies peuvent être croisées, j'ai attendu longtemps avant de lui proposer une cacahuète. Lola avait environ 6 ans lorsqu'elle a montré des signes de meilleure tolérance alimentaire et que certaines réactions ont disparues. Elle a pu manger de nouveau des pistaches, puis des cajous. Ensuite, j'ai introduis la cacahuète. Et bien elle n'y est pas du tout allergique !

fanette

Mycose mammaire chronique

Pourquoi une mycose mammaire dure si longtemps? D'abord je ne savais pas qu'allaiter ne doit pas faire mal. Parce que la douleur s’est amplifiée insidieusement et progressivement sur plusieurs semaines avant que la situation devienne intenable.

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Ca faisait longtemps que je voulais faire la comparaison pour vérifier... je l'ai faite hier, et j'en ressors d'autant plus convaincue.
Ce billet s'adresse donc à toutes les mères qui allaitent et qui supportent des remarques désobligeantes de la part de leur médecin, pédiatre, puéricultrice, etc... concernant l'évolution du bébé, qui "grossit trop", ou "ne prend pas assez de poids".
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