J’ai essayé tous les traitements "doux" repoussant en dernière intension les médicaments allopathiques. Je n’ai de toute façon pas réussi à lui faire avaler les gels et pansements gastriques prescrits. J’ai rapidement compris que Lola ne tolérait pas grand-chose d’autre que mon lait, ou éventuellement de l’eau. Homéopathie, phytothérapie, lactase, portage, massages, maternage intense ont été notre seule réponse possible durant 1 an.



Nous avons presque tout essayé : 

- D'abord l'arrêt de la vitamine D qu'elle prenait a franchement amélioré la situation. Il est d’ailleurs indiqué dans la notice qu’en cas de reflux gasto-oesophagien connu, il ne faut pas donner le produit pur, mais le diluer dans un peu d’eau ou de lait. Je la donnais justement pure et entre les tétées ! Par la suite, c’est tout simplement moi qui prenait la vitamine D en Uvedose 100 000 UI/2 ml, puisqu’elle passe dans le lait maternel. 
- Le bicarbonate de sodium : pas suffisamment efficace, mais elle le buvait aisément à la pipette. Plus grande, elle disait « hum ! » en en buvant. C’est donc que ça devait lui être bénéfique… 
- L’eau de chaud : impossible de lui en faire boire plus d’une fois ! J’ai goûté et c’est vrai que ça laisse un sale goût dans la bouche !
- Un sirop anti-colique à base de plantes : Lola a peu souffert de véritable colique. Je n’ai donc pas assez longtemps utilisé ce sirop pour voir si ça avait également un impact favorable sur son reflux. 
- L’homéopathie : Nous avons essayé le Nux Vomica, mais j'ai trouvé que ça freinait un peu les éructations qui étaient alors moins franches. C'était plus efficace de faire des pauses verticales pendant la tétée et de la redresser pour la faire roter dès qu'elle se tortillait dans son sommeil. Après, elle a reçu différentes formules prescrites sur mesure par des homéopathes qui l’on aidé, mais qui n’ont pas permis de guerir le reflux.
- Le Julep gommeux qui a semblé faire aucun effet. 
- L’ostéopathie : depuis qu’elle a 2 mois, Lola est suivit par un ostéopathe. Une séance par mois l’a beaucoup aidé à diminuer les tensions générées ou qui entretenaient le RGO. Au delàs d’1 an et demi, Lola n’avait plus besoin d’y aller si souvent, et nous avons espacé les séances à environ une tous les 2 mois. 
- La lactase de synthèse : J’en ai donné 2 gouttes avant chaque tétée jusqu'à l’âge de 6-7 mois. J’ai surtout constaté une franche diminution du nombre de régurgitations, de rots et de hoquets, mais pas d’amélioration de la qualité de ses selles (toujours à dominantes vertes et bien liquides, probablement liées à mon réflexe d’éjection fort du lait). 
- Un aménagement de l’allaitement en proposant 1 sein par tétée, voire même pendant quelques semaines le même sein par demi journée, de sorte qu’elle reçoivent suffisamment le lait gras de fin de tétée. Ceux sont, entre autres, les conseils donnés en cas de réflexe d’éjection fort du lait.
- Du Gaviscon®, que je n’ai jamais réussi à lui faire avaler. Lola n’a jamais aimé les saveurs très édulcorées et artificielles. L’allopathie lui convient que très rarement. 
- De la ranitidine effervescente à diluer dans un grand verre d’eau, lui a été prescrit après le diagnostic d’une oesophagite. Même son papa a eu du mal à en boire sans faire la grimace… Alors comment donner cela à un bébé allaité qui ne boit que du lait maternel au sein !? 
- Puis finalement de l'oméprazole à la place de la ranitidine, que je donnais assez facilement en ouvrant la gélule au dessus d’une cuillère de compote ou de purée. J’en ai vu les bénéfices seulement au bout d’1 mois après le début du traitement. Je n’ai pour l’instant encore pas réussi à arrêter, car le RGO est toujours là. Le kiné respiratoire de Lola m’a déconseillé d'arrêter pendant les poussées dentaires, parce qu’elles accentuent le reflux. Heureusement, à 29 mois, nous essuyons les toutes dernières poussées dentaires, il me semble… 
- Du Motilium® qu’elle a pris très facilement pendant les 2 premiers mois de la mise en place du traitement. Mais seulement s’il était réfrigéré (le reflux ferait-il qu’elle aime que ce qui est froid ? Elle n’aime pas manger chaud par ailleurs... Ou le froid en masque-t-il le goût ?). Puis elle détourna la tête lorsque je lui présentais la pipette. Ca correspondait au moment où l’antiacide commençait à être bénéfique et ses gènes moindres. J’en ai conclu que le Motilium® ne devait plus lui être nécessaire. Je lui en redonne de temps à autre, lorsque les poussées dentaires ravivent son reflux. 

Cela fait maintenant 18 mois que l'expression "petites billes" font parties de son vocabulaire à chaque goûter.


fanette