J’ai commencé par exclure le gluten et le lactose sous les conseils de mon nutritionniste. Grâce à cela, ma vie a changé car je n’etais plus malade et je pouvais enfin digérer ce que je mangeais ! Elle a changé aussi, car elle est devenue moins souple et plus astreignante, à cause des régimes d’éviction. Mais c’est un effort qui en vaut largement le coup !



Après avoir supprimé le gluten en apport direct (pain, pâte, pâtisseries, etc…), il m’a fallu éliminer tout ce qui en contenait dans la liste des ingrédients. J’ai alors appris à déchiffrer les étiquettes et à traquer le gluten sous ses formes les plus obscures (amidon, épaississant, protéines végétales, glucomate, gutéines, aromates…) et cachées (épices, sucre glace, fruits confits, jambon, charcuteries, sauces, soupes, alcools, conserves… Bref la liste serait trop longue !). Je triais donc mes lentilles sèches pour enlever les 3 grains de blé perdus dedans. J’avais ma passoire et ma spatule attitrées pour cuisiner mon riz, car pas question de contaminer tout ça avec des traces de blé restées malgré la vaisselle. J’y étais hypersensible ! La corbeille de pain, lors des repas entre amis, est devenue mon ennemie lorsqu’elle semait quelques miettes en transitant par dessus mon assiette. « Passe- moi le pain » me faisait bondir !

Puis, je me suis rendue compte que le sirop de glucose, qui n’est pas une protéine comme le gluten, mais un sucre issu généralement du blé, m’indisposait aussi. Allergie au blé ou réaction à un sirop de glucose contaminé par du gluten ? Aucun moyen de le savoir… J’ai donc à ce stade démarré un régime strict sans gluten, ni blé.

Paralèllement, en remplaçant le blé par du maïs (flocons de mais, biscuits, fécule…), j’ai constaté que celui-ci provoquait à peu de chose près les mêmes symptômes que le blé : ballonnements, coliques et spasmes intestinaux, selles diarrhéiques ou très fréquentes (4 à 6 fois par jour), picotements nasaux et éternuements, asthme très léger et plus tardivement des démangeaisons de la peau.

Allergie croisée ou intolérance, je ne sais pas. Mais j’ai supprimé à son tour le maïs. Puis ce fut le cas du sarrasin, et du petit épautre réputé à faible teneur en gluten, puis aussi du millet, puis… Bref toutes les céréales (bien que le sarrasin n'en soit pas une) me faisaient réagir plus ou moins fort. Je ne consommais alors plus que du riz et des féculents sous forme de légumes (pomme de terre, betterave rouge, légumineuses…).

J’ai fait ce régime strict durant 3 ans, que je poursuis encore actuellement, mais moins sévèrement. Mon corps semble heureusement un peu moins sensible aux traces de blé. Et il m'arrive parfois de consommer en très faible quantités du maïs, sans trop de gènes. Je suis donc dans une démarche d'assouplissement du régime. Une analyse récente de recherche de gluten (gluten morphine) dans l’organisme, en montre toutefois encore un peu, au grand étonnement du médecin, malgré le régime strict. Ses explications sont que le gluten met en général longtemps à être éliminé du corps, plus ou moins selon le métabolisme de chacun.

Visiblement ça n’est pas demain la veille que je remangerais du blé... Mais ça n’est pas grave, car je m’en porte bien mieux !

fanette

 


Sans couche pour calmer un érythème, des coliques et un reflux

Mon bébé traînait un érythème fessier depuis sa naissance. Je n'arrivais pas à l'enrayer malgré les changements de marques de crèmes ou de couches. Une amie m'a rappelé avoir pratiqué l'hygiène naturelle infantile. Cette méthode consiste à tenir le bébé au dessus d'un bac, d'un lavabo ou d'une baignoire pour lui faire faire ses besoins. Grâce à cela, l'érythème a disparu parce qu'il n'avait plus les fesses souillées par les selles, ni ne macéraient dans la couche, grâce aussi à des toilettes simplement à l'eau, un bon séchage et plus aucune crème qui rougissait encore plus ses fesses.

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Constipation à l'introduction du blé

Vers l'âge d'un an, Rémi goûtait seulement à quelques aliments lorsque j'ai commencé à introduire les céréales, d'abord des pâtes au blé. Il a commencé à être constipé.

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Lactase pour un bébé allaité

J’ai allaité avec un réflexe d’éjection fort (REF), c’est à dire que mon lait sortait trop vite, trop fort, à la manière d’un Karcher. En conséquence, ma fille était très tonique et goulue lorsqu'elle tétait. Elle s’étranglait parfois, tétait peu et très souvent, visiblement pas assez pour être rassasiée. Elle avait des gènes digestives, des rots et gaz nombreux, des selles vertes et mousseuses souvent explosives qui s'annonçaient par des coliques, ainsi qu'un reflux gastro-oesophagien. Tout ceci la maintenait éveillée et geignarde durant des heures et rendait l’allaitement épuisant pour moi.

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Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Sommeil de loirs ou de hiboux ?

Il y a des bébés loirs.

Et il y a des bébés hiboux, qui sont de chouettes bébés (hu hu ! c'est drôle)

Ce bébé dormait bien. Et puis, il a eu un reflux. Alors, il a arrêté de bien dormir. Moi aussi.

Quand on a un bébé qui ne dort pas, on apprend beaucoup de choses (faut bien rester positif)

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Materner un enfant différent

C’est compliqué de définir ce qu’est un enfant différent. Beaucoup diront que chaque personne est unique, et c’est vrai; que définir un enfant comme différent, c’est lui apposer une étiquette enfermante, sclérosante, et c’est vrai; qu’il existe un risque que le parent ne se voit plus que comme lui-même différent, voire y trouve une forme de reconnaissance sociale, et c’est vrai. Ces risques existent, mais ces affirmations sont aussi des procès d’intention, qui ne font pas honneur à la souplesse mentale et aux ressources d’amour dont ces parents font preuve.

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