Lola a déclaré un reflux très tôt après sa naissance, je l’ai vu tout de suite à son comportement.
Elle avait des spasmes, de petits soubresauts qui partaient du bas de la colonne vertébrale jusqu’en haut. Elle se tortillait et gémissait, plus qu'elle ne pleurait. Il n’y avait pas, ou seulement quelques rares régurgitations de lait caillé. Il s’agissait d’un reflux interne, c'est à dire qu'elle ravalait immédiatement les remontées acides et j'entendais régulièrement gloup gloup dans sa gorge, suivi de grimaces.

Pendant une tétée, j’avais du mal à la lover au creux de mes bras. Elle se raidissait et s’arquait vers l’arrière. Je devais toujours la tenir fermement avec mon bras. Impossible aussi de la plaquer contre mon torse. J’essayais toujours de replier ses petites jambes sur elles-mêmes. Mes bras étaient toujours dans l’effort pour la contenir. J’avais également un réflexe d’éjection fort du lait (REF) qui faisait que mon lait sortait avec puissance et en jets.

Après la tétée, c’est là que commençait l’enfer ! La digestion était longue, très longue, parsemée de rots douloureux qui semblaient ne jamais réussir à sortir. Même si elle s’était endormie au sein, impossible de la coucher. Soit elle se réveillait immédiatement en râlant, soit en criant de douleur environ 10 à 15 mn plus tard. Et lorsque je la reprenais contre moi, sortait alors un gros rot, suivit d’un gémissement. Et des rots comme celui-là, il y en avait plusieurs pendant et juste après la tétée, plusieurs minutes et encore plusieurs heures après !

Elle ne dormait donc presque pas en journée, par tranches de quelques minutes (15 mn) seulement, ou un peu plus longtemps (1 heure) si elle était en position verticale, c’est à dire portée sur moi.

Au fil des mois comme cela, d’autres symptômes sont apparus :
- La position allongée devenait de plus en plus difficile à supporter pour elle. Elle geignait sur la table à langer, dans le transat et sur son tapis d’éveil. Toutes les activités se faisient donc de maniere très hachée (ou ne se faisait plus) et en la maintenant inclinée sur des coussins (pratique hein pour langer !) ou assise bien droite dans mes bras.
- Les reveils en sursaut et en hurlant se sont multipliés la nuit, environ toutes les 2 h. Heureusement, une tétée la calmait immédiatement. S’en suivait alors un rituel de nombreux rots "coincés" qui l’empêchaient de se rendormir pendant au moins 30 mn.
- Elle s’est mise à frotter frénétiquement ses yeux et son nez, systématiquement lorsque je l’inclinais en position "madone" pour l’allaiter. Une fois, alors qu’elle était allongée sur la table à langer, j’ai même appelé le Samu ! Son visage était devenu rouge marbré, avec les yeux rouges et larmoyants, et elle pleurait en se frottant et se tortillant. Le temps de la prendre à bras, d’appeler et de lui donner la tétée, la crise s’est calmée toute seule. Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque le diagnostique est tombé vers 12 mois (oesophagite peptique de grade 1), j’ai compris qu’il s’agissait là, d’une crise de remontées acides.
- Les complications de santé se sont enchaînées. De nombreuses rhino-pharyngites infectées accompagnaient chacune des poussées dentaires (j’ai appris par la suite que les poussées dentaires accentuent justement le reflux), soignées à coup de mouche-bébé, suppositoires de Bronchorectine Citral® et de kiné respiratoire. Surtout pas d’expectorants qui fluidifient aussi les sucs gastriques et aggravent le reflux ! Une double otite séreuse a été diagnostiquée en même temps que l’oesophagite. Elle devait accentuer la gène et la douleur en position allongée. C’est vrai que Lola se tripotait souvent les oreilles. On avait mis ça, au début, sur le compte de la découverte de cette partie de son corps.

Ca a été un cahot de 13 mois durant, avant que l’on trouve un traitement qu’elle accepte d'avaler et de voir les premiers effets, surtout sur son sommeil. Elle avait 16 mois lorsque j’ai découvert ce que c’était d’avoir un bébé qui se réveille tranquillement, en gazouillant !

fanette


Eviction stricte du blé et du gluten

J’ai commencé par exclure le gluten et le lactose sous les conseils de mon nutritionniste. Grâce à cela, ma vie a changé car je n’etais plus malade et je pouvais enfin digérer ce que je mangeais ! Elle a changé aussi, car elle est devenue moins souple et plus astreignante, à cause des régimes d’éviction. Mais c’est un effort qui en vaut largement le coup !

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Manger des morceaux

J'avais entendu plusieurs choses sur le fait de donner à manger aux bébés directement en morceaux, dès le début de la diversification. Même quand ils n'ont pas de dents, ils arrivent très bien à se débrouiller et à mâcher avec leurs gencives la majorité des aliments. Et donc, dès le début, ma fille a eu des morceaux.

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Dormir dans un lit incliné contre le reflux

Leonard est ce qu'il convient d'appeler un bébé RGO. Reflux Gastro Oesophagien. Un sigle barbare pour des symptômes qui le sont tout autant. A la maternité, Leonard dormait dans son berceau. Sur le côté, et sa petite tête en extension. Mais il dormait. Et puis très vite, Leonard n'a plus dormi dans son berceau (pourtant imaginé avec amour par maman et confectionné avec soin par tatie). Très vite, nous avons compris que Leonard ne pouvait dormir qu'en position verticale, allongé il ne dépassait pas les 20 minutes de repos.

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Douce rémission de la douleur aux seins

J'ai la poitrine nue et Lola contre moi. Elle a la grippe. Elle est fiévreuse et frissonne. Elle tète. Elle tète à vide, à plein, elle tète et elle tète. Je regarde avec curiosité mon mamelon qui dépasse à peine de sa bouche et qu'elle malaxe, tire et suce dans tous les sens... Je ne sens rien !

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TOGD d'un bébé-RGO allaité

Suite aux soupçons de reflux (RGO) et d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV), le pédiatre prescrit des examens allergo et une « radio » à Maël, 19 mois. Je cherche de plus amples informations sur internet et je decouvre…le TOGD ! Ils auraient quand même pu m’informer ! J’appréhende beaucoup l’examen, pas pour lui même, puisqu’il n’est pas intrusif, mais pour le jeûne imposé à Maël, qui tête très fréquemment le matin.

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Maladie Coeliaque et perte de poids

Cette mère a accouché en novembre 2004 d’un petit garçon en parfaite santé. Elle avait allaité son premier enfant pendant plus d’un an, et prévoyait d’en faire autant avec son second enfant. Ce dernier a été exclusivement allaité pendant environ 7 mois, et sa croissance a été excellente pendant toute cette période. A cet âge, l’enfant a commencé à consommer des solides. A 8 mois, il pesait 10 kg 400. A 14 mois, il pesait toujours 10 kg 400 et il n’avait pas grandi, en dépit des solides, et d’une douzaine de tétées quotidiennes.

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