Lola a un reflux depuis sa naissance, une peau sèche et eczémateuse, une constipation depuis la diversification et de nombreuses intolérances alimentaires. Lola n’aime pas le lait de vache. Le peu qu’elle en ait mangé, a engendré des régurgitations douloureuses. Elle est allergique au soja (vomissements). Et puis elle a refusé tous les "laits" végétaux, sauf le "lait" de riz. Mais celui-ci la constipe! Alors, qu’aurais-je fait si je n’avais pas allaité? Le cas échéant, que ce serait-il passé? Je ne peux m’empêcher de penser à ma situation.

A l’heure actuelle, aucun test n’a mis en évidence une quelconque allergie chez moi. Pourtant, je réagis depuis mon enfance. Des régurgitations importantes ont mis fin à l’allaitement de ma mère au bout de quelques semaines seulement. Il a été remplacé par des biberons de lait épaissis à la farine de blé (mesure habituellement prise dans les années 70) sans pour autant résoudre le problème. Et puis même si aucun test ne peut le prouver, mon histoire clinique parle d’elle-même.

Sur mon carnet de santé, rien que de 0 à 5 ans, je relève déjà 7 rhinopharyngites, 2 bronchites, 7 angines, 1 otite! Et mon état s’est encore empiré par la suite.

Une rhinopharyngite, n’est pas un simple rhume. Une rhino met 10 à 15 jours pour guérir complètement. Pendant ce temps, du pus bouche le nez et les sinus, s’écoule au fond de la gorge pour l’infecter ensuite. Elle se soigne en général avec des expectorants. Dans mon cas, elles étaient presque toutes accompagnées d’antibiotiques.

Je m’interroge alors... Quelles peuvent être les répercutions d’autant d’infections et d’inflammations chroniques sur la santé ? Quel peut être la conséquence sur l’organisme de la prise si fréquente d’antibio ? Je crois qu’aucune étude n’évalue cela jusqu’à l’âge adulte. Alors, je témoigne.

Je ne peux rien affirmer aujourd’hui. Il est trop tard pour savoir. Je peux juste constater un état qui est le mien, et qui se révèle de plus en plus inquiétant au fil années :

- Une digestion partielle, même si mon état s’est nettement amélioré grâce à des évictions alimentaires (blé, laits, œuf, en autre) entreprises il y a 4 ans (1 an avant la grossesse). Plus récemment, on suppute une infection au Candida Albicans (mycose digestive), justement très souvent induite par la prise d’antibiotiques. Je me bats d’ailleurs depuis la naissance de Lola contre une mycose mammaire tenace malgré les traitements. Lola est également infectée au candida.

- Un état immunitaire affaibli. Des anticorps IgE globaux augmentés. Une thyroïdite auto-immune. Une maladie qui peut être provoquée, m’a dit l’endocrinologue, soit par un abaissement des barrières immunitaires, soit par des infections répétées. Et un foyer infectieux au Chlamydia Pneumoniae.

- Des carences en oligoéléments et vitamines à la pelle ! Fer, zinc, calcium, acides gras dont oméga 3 et 6, protides… En particulier, un taux de magnésium que l’on peine à faire remonter depuis que j'ai 16 ans et des crampes, crises de spasmophilies, malaises vagaux depuis tout ce temps (j’ai passé la 30ène !).

- 16 ans encore, l’âge où l’on a diagnostiqué une augmentation du cholestérol, que je contrôle depuis par un régime alimentaire. J’ai pu lire, par ailleurs, que certains dérèglements du cholestérol peuvent être liés à une maladie auto-immune.

- Une croissance en bas des courbes et un petit poids constant de 45 kg depuis l’âge de 18 ans, que je n’arrive pas à faire augmenter, peu importe les quantités que j'avale. Pourtant je mange comme un ogre !

- Une fatigue chronique.

Qui de l’œuf ou de la poule? Peu m’importe aujourd’hui. Je veux juste aller mieux ! Tout ça est trop complexe et imbriqué après coup pour en tirer des conclusions. Seulement des hypothèses… Ca ressemble de près aux symptômes et complications d’une intolérance aux protéines de lait de vache ou au gluten.

Je m’interroge encore… Mais où est le bon sens et l’intuition de notre médecine lorsque je me suis entendue dire à maintes reprises, au vue des résultats négatifs, que "ces troubles sont fonctionnels" !? Pourtant la plus part ont disparu après avoir supprimé le lait de vache et le blé. Quand les médecins arrêteront-ils de dire que « l’eczéma chez un bébé, c’est commun et ça passe avec le temps" !? Alors que des études récentes établissent que 50 à 90% des dermatites atopiques du nourrisson sont dues à une allergie alimentaire !

Moi, je suis capable de mesurer les dégâts et les répercussions sur la santé d’un adulte, que peut faire l’allergie ou l’intolérance alimentaire non soignée, parce que je les vis au quotidien. Je vois mon corps vieillir avant l'heure !

Je m’interroge toujours… Quelle place notre société accordera-t-elle à l’allaitement face à la nette augmentation des allergies alimentaires, en particulier les poly-sensibilisations? Lorsque l’on sait que le seul véritable traitement d’une allergie ou d’une intolérance alimentaire est le régime d’éviction. Quand on lit la variété des ingrédients différents qui composent les laits infantiles, comment sera-t-il possible à l’avenir de nourrir nos enfants allergiques autrement qu’en les allaitant sous restriction alimentaire ?

Aujourd'hui j'ai une explication. Tout ceci est clairement détaillé par le Docteur Natasha Campbell, nutritionniste-neurologue en Angleterre. Ce dont je souffre s'appelle le syndrome GAP (Gut and Physiological Syndrome), un déséquilibre profond de la flore digestive qui engendre tout genre de troubles du métabolisme. Non seulement ce médecin explique, mais elle propose aussi un traitement, un régime alimentaire que l'on peut mettre en place de manière autonome et qui vise à reconstruire la paroi intestinale abîmée et à renforcer le système immunitaire. Le tout dans une démarche animée de beaucoup de bon sens et ça fait du bien !


fanette


Témoignages

 

Témoignages


 

Fibroscopie sans anesthésie d'un bébé

Cela faisait un an que je clamais que mon bébé avait un reflux depuis sa naissance. Aucun des 5 médecins différents que j'ai pu voir ne m'écoutait ou ne me croyait. C'est en consultant un énième pédiatre, qu'il vit à la simple consultation que ma fille âgée de 12 mois avait non seulement un reflux mais aussi une oesophagite. Pour confirmer ce diagnostic, ma fille du passer une fibroscopie. L’examen s’est très bien déroulé, sans anesthésie, mais sous "calmant" administré par un suppositoire.

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Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Humeur en dents de scie d'un bébé à reflux

Je ne sais par quel mécanisme, mais souvent les bébés souffrant d'un reflux vont "oublier" leur douleur lorsqu'on leur change les idées ou alors elle se calme sous l'effet de la détente occasionnée ?

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Lactase pour un bébé allaité

J’ai allaité avec un réflexe d’éjection fort (REF), c’est à dire que mon lait sortait trop vite, trop fort, à la manière d’un Karcher. En conséquence, ma fille était très tonique et goulue lorsqu'elle tétait. Elle s’étranglait parfois, tétait peu et très souvent, visiblement pas assez pour être rassasiée. Elle avait des gènes digestives, des rots et gaz nombreux, des selles vertes et mousseuses souvent explosives qui s'annonçaient par des coliques, ainsi qu'un reflux gastro-oesophagien. Tout ceci la maintenait éveillée et geignarde durant des heures et rendait l’allaitement épuisant pour moi.

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Allaitement sur mesure d'un bébé allergique

Dès les 1ers jours à la maternité, j’ai repéré très vite des signes de reflux gastrique chez Rémi (pleurs et grimaces avant et après l’émission de rots, régurgitations douloureuses, réveils intempestifs, encombrement ORL). Je les connaissais par cœur, puisque ma fille ainée a souffert plusieurs années de reflux gastro-oesophagien.

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