J’ai allaité avec un réflexe d’éjection fort (REF), c’est à dire que mon lait sortait trop vite, trop fort, à la manière d’un Karcher. En conséquence, ma fille était très tonique et goulue lorsqu'elle tétait. Elle s’étranglait parfois, tétait peu et très souvent, visiblement pas assez pour être rassasiée. Elle avait des gènes digestives, des rots et gaz nombreux, des selles vertes et mousseuses souvent explosives qui s'annonçaient par des coliques, ainsi qu'un reflux gastro-oesophagien. Tout ceci la maintenait éveillée et geignarde durant des heures et rendait l’allaitement épuisant pour moi.

J'ai appliqué les conseils donnés par une association d'allaitement pour limiter les effets du réflexe d'éjection fort du lait. Je n'allaitais plus que d'un seul sein plusieurs tétées de suite et j'exprimais avec un tire-lait manuel les premiers jets les plus forts avant de mettre ma fille au sein. Malgré cela, les gènes digestives ne disparaissaient pas. Une bénévole m’a alors proposé d'essayer de lui donner de la lactase de synthèse, une enzyme qui aide à digérer le lactose. Elle m'a expliqué que, lorsqu'on allaite avec un réflexe d'éjection fort, le bébé boit plus qu'il ne faudrait le lait de début de tétée qui est très riche en lactose, mais pas assez du lait plus gras qui coule en fin de tétée. C'était tout à fait le cas de mal fille qui tétait vite et peu. Elle prenait peu de poids et avait des douleurs abdominales.

La lactase n’a pas eu vraiment d’influence sur les selles vertes de ma fille, signe d'intolérance au lactose. Par contre, la prise de lactase a  diminué son reflux de manière franche. J'ai été surprise de cette amélioration qui n'était pas prévue. Les médecins n'ont jamais donné d'explication à ce phénomène malgré mon questionnement. Je me suis dit que, peut-être, la lactase, en agissant sur les ballonnements, a induit un effet positif sur le reflux, de la même manière, qu'à l'inverse, j'avais aussi constaté chez ma fille une majoration du reflux en période de constipation et de poussée dentaire.

Je m'étais procurée la lactase sur le site anglais Colief. Par soucis d’économie, je donnais seulement 2 gouttes juste avant chaque tétée, au lieu de 4 préconisées sur la notice. Une boîte me revenait à 18 Euros environ, frais de port inclus, pour une petite 20ène de jours de traitement à raison de 8 à 10 tétées par jour.

Je suivais les recommandations de la notice, c'est à dire que la lactase se conserve au frigo, ne se donne pas pure et se dilue dans du lait à température ambiante. Tout un programme ! Je récoltais donc un peu de lait à l'aide d'un tire-lait. C'était l'été, alors je le conservais précieusement mon lait au frigo, sinon à 20°C j'aurais pu facilement le garder à portée de main 6 à 10 heures dans un flacon. Puis j'en ressortais 1 mL à la fois, pour qu’il se réchauffe un peu, pour ensuite diluer la lactase à température ambiante. C’était une organisation difficile à gérer à cause du reflux, car il m'était impossible de prévoir la tétée suivante, surtout que ma fille avait une fréquence de tétées complètement anarchique et fonction de la douleur ! Je tentais tant bien que mal de la faire patienter durant ces préparatifs.

Une autre contrainte était que je ne pouvais vraiment m’absenter de la maison car la lactase doit être maintenue au frais. Je limitais donc mes déplacements au strict minimum pour ne pas avoir à manquer une prise, sinon je me déplaçais en emportant la lactase dans un sac isotherme. Mais, un seul oubli et je voyais la douleur revenir de plus belle immédiatement après la tétée ! D'ailleurs, ma file avait essuyé dans la douleur un arrêt brutal pour cause de flacon vide ! Il n’est pas transparent et l’on n’en voit pas le fond. Ensuite, par prudence, j'en avais toujours une seconde boîte d’avance dans ma pharmacie.

Au bout de plusieurs mois, j’ai profité d'une stabilisation de son état de santé pour arrêter le traitement. J'ai procédé très progressivement, d'abord en diminuant la dose de lactase à 1 goutte, puis j'ai espacé 1 tétée sur 2 et ainsi de suite durant quelques semaines jusqu'à l'arrêt total.

Ma fille a reçu de la lactase de l'âge de 2 mois à 7 mois, ce qui a atténué les douleurs provoquées par le reflux, mais ne l'a pas soigné. Malgré la persistance du reflux, ce traitement aura au moins permis d'atténuer les gènes au moment où mon réflexe d’éjection était le plus fort. Et puis, ce phénomène a ensuite progressivement diminué et il ne représentait plus un problème pour mon bébé. Plus tard, j'ai toutefois remarqué que ma fille était très ballonnée lorsqu'elle prenait des granules d'homéopathie. Je me suis dit qu'elle devait probablement être intolérante au lactose, puisque celles-ci en contiennent. Par ailleurs elle était aussi allergique au lait de vache et n'importe quel laitage provoquait des régurgitations douloureuses de lait caillés et une rhinite dans les 48 heures qui suivaient.

fanette


Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Mères d'enfants différents

Vous les rencontrez un peu partout.

Au marché, dans le métro, chez le médecin…

Parfois, vous assistez aux crises de leurs enfants au parc ou au supermarché.

Vous les trouvez très patientes ou trop peu.

Quand vous les regardez de près, vous trouvez peut-être qu’elles sont particulièrement cernées, essoufflées.

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TOGD d'un bébé-RGO allaité

Suite aux soupçons de reflux (RGO) et d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV), le pédiatre prescrit des examens allergo et une « radio » à Maël, 19 mois. Je cherche de plus amples informations sur internet et je decouvre…le TOGD ! Ils auraient quand même pu m’informer ! J’appréhende beaucoup l’examen, pas pour lui même, puisqu’il n’est pas intrusif, mais pour le jeûne imposé à Maël, qui tête très fréquemment le matin.

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Reflux diminué par l'arrêt de la vitamine D

Ma fille avait un reflux gastro-oesophagien depuis sa naissance que nous n'arrivions pas à guérir. Une puéricultrice, animatrice de la Leche League, m’a alors parlé de cas d’intolérance aux excipients contenus dans les vitamines.

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Diversification pas à pas à cause d'intolérances alimentaires

Après avoir allaiter aux signes d’éveil, j’ai tenté de pratiquer la diversification aux signes d’envie. Et l’envie s’est faite ressentir vers 5 mois et demi alors que Lola tenait assise dans sa chaise haute. Elle manifestait un vif intérêt à table. Mais un contexte d’allergie alimentaire, plus précisément d’intolérances alimentaires, a compliqué la chose.

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Courbes de poids spécifiques pour bébés allaités

Ca faisait longtemps que je voulais faire la comparaison pour vérifier... je l'ai faite hier, et j'en ressors d'autant plus convaincue.
Ce billet s'adresse donc à toutes les mères qui allaitent et qui supportent des remarques désobligeantes de la part de leur médecin, pédiatre, puéricultrice, etc... concernant l'évolution du bébé, qui "grossit trop", ou "ne prend pas assez de poids".
Il faut savoir que les courbes de poids des carnets de santé sont basées sur des moyennes prises sur des bébés non-allaités, qui ont donc une évolution typique de bébés biberonnés.

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