Aujourd’hui je peux m’occuper de ma fille sereinement car, même si le moment n’est pas opportun et que je dois interrompre mes activités, je sais que je peux remettre les choses à « plus tard ». Et ça change tout ! Mais auparavant…

 

Lorsque Lola avait faim, ça ne pouvait pas attendre et elle avait très souvent envie de téter et longtemps.
Lorsque Lola digérait, je devais la porter un moment indéterminé d’environs plusieurs heures.
Lorsque Lola avait sommeil, il fallait que je m’isole au calme dans le noir de préférence et l’endormissement était très long.
Lorsque Lola s’endormait, enfin, je ne pouvais l’allonger plus de 15mn.
Lorsque Lola se réveillait, encore, c’était toujours en criant et en sursaut.
Lorsque la couche était pleine, il fallait que j’attende le bon créneau pour pouvoir la poser sur la table à langer.
Lorsque je devais me déplacer en voiture, il fallait que je m’arrête souvent pour redresser Lola qui s’agitait.

Pour moi, le temps s’est arrêté 13 mois durant. Le jour, dans le noir de sa chambre. La nuit, assise au milieu de mon lit, elle, serrée dans mes bras. Il n’existait plus de jours, ni d’heures. Juste un instant, celui de l’urgence.

Je n’ai pas vécu, j’ai juste survécu. Je mangeais, j’urinais, je dormais, quand je pouvais. C’est à dire de manière infiniment fragmentée. Il n’y avait pas, jamais, moyen de remettre à « plus tard », d’avoir un instant bien à moi. Et j’ai du complètement abandonner tout le reste : le couple, la maison, les amis, les hobbies…

Lola avait un reflux gastro-oesophagien (RGO), qui s’est transformé au fil des mois en oesophagite.

Si Lola avait si souvent et urgemment faim, c’est que téter soulage temporairement la douleur.
Si Lola avait une digestion si longue et si difficile, c’est parce que des rots acides la faisaient souffrir pendant des heures. Seule la positon verticale la soulageait car elle limite les remontées de suc gastrique.
Si Lola avait tant de mal à s’endormir, c’est que le reflux engendre des spasmes, une tonicité et une raideur physiques et qu’il est bien difficile de se détendre dans ces conditions.
Si Lola ne pouvait pas rester allongée plus de 15mn le jour et 2h la nuit, c’est parce que cette position favorise la remontée du contenu de l’estomac.
Si Lola se réveillait toujours en criant, c’est parce que c’est la douleur qui la sortait du sommeil.
Si Lola ne supportait pas la table à langer, le Cosy ou encore le bain, c’est parce qu’elle y était trop inclinée.

J’avais immédiatement mesuré et compris sa détresse. Mais pour les médecins, le fait qu’elle pleure peu a minimisé le problème. Elle n'a été soignée qu'à 13 mois, à la suite d'une fibroscopie.

Dans de telles conditions, sans l’allaitement, sa facilité de mise en place, son effet calmant immédiat sur le bébé, la grande qualité de sommeil qu’il apporte à la mère, l’enthousiasme (relatif ici) qu’il procure par effet des hormones, je n’aurais jamais, jamais, pu m’occuper aussi bien et si longtemps d’un bébé-RGO.

fanette


Fibroscopie sans anesthésie d'un bébé

Cela faisait un an que je clamais que mon bébé avait un reflux depuis sa naissance. Aucun des 5 médecins différents que j'ai pu voir ne m'écoutait ou ne me croyait. C'est en consultant un énième pédiatre, qu'il vit à la simple consultation que ma fille âgée de 12 mois avait non seulement un reflux mais aussi une oesophagite. Pour confirmer ce diagnostic, ma fille du passer une fibroscopie. L’examen s’est très bien déroulé, sans anesthésie, mais sous "calmant" administré par un suppositoire.

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Materner un enfant différent

C’est compliqué de définir ce qu’est un enfant différent. Beaucoup diront que chaque personne est unique, et c’est vrai; que définir un enfant comme différent, c’est lui apposer une étiquette enfermante, sclérosante, et c’est vrai; qu’il existe un risque que le parent ne se voit plus que comme lui-même différent, voire y trouve une forme de reconnaissance sociale, et c’est vrai. Ces risques existent, mais ces affirmations sont aussi des procès d’intention, qui ne font pas honneur à la souplesse mentale et aux ressources d’amour dont ces parents font preuve.

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Allergie chronique, quelles répercussions à l'âge adulte ?

Lola a un reflux depuis sa naissance, une peau sèche et eczémateuse, une constipation depuis la diversification et de nombreuses intolérances alimentaires. Lola n’aime pas le lait de vache. Le peu qu’elle en ait mangé, a engendré des régurgitations douloureuses. Elle est allergique au soja (vomissements). Et puis elle a refusé tous les "laits" végétaux, sauf le "lait" de riz. Mais celui-ci la constipe! Alors, qu’aurais-je fait si je n’avais pas allaité? Le cas échéant, que ce serait-il passé? Je ne peux m’empêcher de penser à ma situation.

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Constipation et intolérance aux protéines du lait de vache

A 1 mois, le bébé pesait 3720 g. Ses selles ont été rares à partir de cet âge : environ une tous les dix jours, mais émises sans aucune difficulté et d’aspect parfaitement normal. La prise de poids était bonne (800 g par mois en moyenne pendant les 4 premiers mois). Elise souffrait par contre de nombreuses rhinites et rhino-pharyngites.

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Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Une panoplie de traitements contre un reflux résistant

J’ai essayé tous les traitements "doux" repoussant en dernière intension les médicaments allopathiques. Je n’ai de toute façon pas réussi à lui faire avaler les gels et pansements gastriques prescrits. J’ai rapidement compris que Lola ne tolérait pas grand-chose d’autre que mon lait, ou éventuellement de l’eau. Homéopathie, phytothérapie, lactase, portage, massages, maternage intense ont été notre seule réponse possible durant 1 an.

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