Nous avons mis en place le cododo un peu subitement, suite à une poussée de croissance et donc à une demande plus accrue des tétées, qui ne s’est jamais vraiment terminée.

Lola avait un reflux gastro-oesophagien (RGO). A 4 mois et demi, il s’est prononcé dans la foulée d'une poussée de croissance. Elle se réveillait très fréquemment la nuit, toujours en sursaut et en gémissant de douleur. Le fait de téter la calmait immédiatement surtout si j’intervenais rapidement. Dormir avec elle s’est donc imposé comme étant la solution pour m'éviter trop de fatigue.

J’ai réquisitionné et sécurisé notre grand lit pour dormir seule avec elle et gérer ses réveils intempestifs. Elle dormait sur mon matelas dans une grenouillière et moi couverte d'une couette individuelle, si bien que je n'avais pas à me lever. La rendormir était laborieux et bruyant. De nombreux rots douloureux la gênait longtemps après la tétée. Elle pleurait et se tortillait. Il fallait que je la berce pendant une demi heure environ avant de pouvoir l'allonger. Mon mari, lui, dormait dans une autre chambre au calme. Il pouvait ainsi se reposer et garder ses forces pour gérer tout le reste en journée. Tout le reste étant : son travail, les courses, cuisiner, faire les lessives, le ménage, s’occuper de Lola lorsque je n’en pouvais plus… Bref, tout ce que j’étais bien incapable de faire avec un bébé-RGO qui ne me laissait aucun répit.

J'ai repris le travail lorsque mon bébé avait 8 mois et j’ai poursuivi le cododo. C’est ce qui m’a indéniablement permis de tenir ! A cette période, les réveils étaient de plus en plus fréquents. 8 tétées illico, 8 crises de rots tardifs pendant lesquelles je berçais mon bébé bien vertical sur mon épaule pour limiter les remontées acide. Ce que je ne savais pas à l'époque, c'est que c'est une oesophagite, diagnostiquée bien plus tard à l'âge de 12 mois, qui provoquait tous ses pleurs.

J’ai dormi avec mon bébé durant environ 6 à 8 mois, au moment le plus difficile de son reflux. C'est vers l'âge de 14 mois, un bon mois après la mise en place d'un traitement par oméprazole, que j'ai pu constater le premiers effets bénéfiques sur son sommeil et surtout une plus grande capacité à supporter la position allongée. A cette période, nous avons progressivement ramené Lola dans sa chambre. Mon mari a alors pris le relais pour faire la transition et pour que je puisse me reposer. Lorsqu’elle se réveillait, il se levait pour la chercher et me l’amenait pour une tétée.

Progressivement, au fil des mois, Lola s’est réveillée de moins en moins souvent et en gazouillant, ce qui était nouveau. Je n’étais plus obligée de bondir hors de mon lit, peu importe le moment de la nuit ou de la journée, peu importe mon état de fatigue. Je pouvais enfin prendre le temps de m'étirer. Vers 20 mois, ses réveils nocturnes ne se comptaient plus que sur 2 doigts, pour devenir rares, puis exceptionnels à partir de 24 mois.

Aujourd’hui, j’ai une fille qui dort bien et chantonne le matin au réveil. Une douceur si précieuse, que je suis seule à mesurer !

fanette


Allergie digestive au lait de vache

A l'âge d'1 mois, mon fils hurlait tous les jours, se tordait et se vidait toutes les demi-heures avec érythèmes fessiers à répétitions, selles acides, boutons sur tout le corps. Au fil des semaines qui ont suivi, c'est devenu des plaques d'eczéma sur la moitié de son corps avec pleurs les nuits, certainement à cause du grattage (comme son 2ème frère, qui a aujourd'hui 12 ans, et qui se vide s'il boit du lait de vache).

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Un besoin permanent de contact

Savannah était un bébé très tonique, elle tenait sa tête à la naissance et l'examen médical était très difficile parce qu'on ne pouvait pas la "déplier". Il lui fallait un contact physique quasi constant, impossible ou quasi impossible de la poser, ou alors avec d'infinies précautions et des méthodes de sioux, mais comme elle dormait par tranches d'un quart d'heure... C'était un bébé ultra sensible, qui sursautait au moindre bruit, elle avait un réflexe de Moro très fort, par exemple, si elle était dans mes bras, face à moi et je commençais à me pencher en avant, ses bras s'écartaient de suite et elle hurlait, c'est aussi pour ça qu'on ne pouvait pas la poser.

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TOGD d'un bébé-RGO allaité

Suite aux soupçons de reflux (RGO) et d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV), le pédiatre prescrit des examens allergo et une « radio » à Maël, 19 mois. Je cherche de plus amples informations sur internet et je decouvre…le TOGD ! Ils auraient quand même pu m’informer ! J’appréhende beaucoup l’examen, pas pour lui même, puisqu’il n’est pas intrusif, mais pour le jeûne imposé à Maël, qui tête très fréquemment le matin.

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Témoignages

 

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Materner un enfant différent

C’est compliqué de définir ce qu’est un enfant différent. Beaucoup diront que chaque personne est unique, et c’est vrai; que définir un enfant comme différent, c’est lui apposer une étiquette enfermante, sclérosante, et c’est vrai; qu’il existe un risque que le parent ne se voit plus que comme lui-même différent, voire y trouve une forme de reconnaissance sociale, et c’est vrai. Ces risques existent, mais ces affirmations sont aussi des procès d’intention, qui ne font pas honneur à la souplesse mentale et aux ressources d’amour dont ces parents font preuve.

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Douce rémission de la douleur aux seins

J'ai la poitrine nue et Lola contre moi. Elle a la grippe. Elle est fiévreuse et frissonne. Elle tète. Elle tète à vide, à plein, elle tète et elle tète. Je regarde avec curiosité mon mamelon qui dépasse à peine de sa bouche et qu'elle malaxe, tire et suce dans tous les sens... Je ne sens rien !

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