Il faut garder en tête qu'on ne sort pas si facilement du phénomène de reflux de son bébé, qu'une rechute est toujours possible et parfois encore plus dure qu'avant. Ca évite les trop grosses déceptions.

 

Recommence alors une nouvelle crise de reflux ou peut-être les dents ou un rhume en préparation... La seule chose qu'on sait c'est que chaque nouvelle crise nous rapproche de la guérison ! c'est pour positiver... et puis elles s'en vont aussi vite qu'elles sont venues. Si elles s'installent, il faut reconsulter et adapter le traitement.
De rémission en rémission, on en voit le bout un jour... on doit apprendre à profiter des répits pour se reposer un maximum (pas de complexe à dormir plutôt que de laver les carreaux !)... et assurer quand ça ne va plus.

Ensuite, concernant la patience de la maman : je peux parler en connaissance de cause, je ne suis pas vraiment patiente (j'ai beaucoup appris !) et je suis peut-être aussi un peu égoïste car j'aime dormir tranquille dans mon lit et avoir des petits moments de répit de temps en temps (faire pipi tranquille, par exemple, ou un jour de temps en temps manger sans engloutir en 3 minutes pour m'occuper des bambins qui réclament qui un câlin, qui d'aller aux toilettes, qui les deux ! en même temps !)... Ah le bonheur des papas qui partent au boulot et s'assoient dans leur voiture, écoutent la radio, puis discutent avec des gens polis qui ne les interrompent pas tout le temps et enfin s'installent à la cafét’ et mangent un repas équilibré avec le temps de mâcher... et d'un petit café !

Nous, notre boulot est 24h sur 24, 7 jours sur 7 et le(s) patron(s) n'accorde(nt) pas facilement de congé maladie (t'as la gastro ? et ben tant pis ! debout quand même !).
Bien sûr c'est le plus joli métier du monde et, surtout quand on l'a choisi, on n'a pas le droit de se plaindre. Mais s'il pouvait être un peu plus étalé dans le temps ? Si l'on ne passait pas d'un contact permanent 24/24 à une distance douloureuse à l'adolescence ?
C'est pas possible ? Bon, tant pis... Donc il faut s'y faire.
Neuf mois, c'est peu et pourtant c'est long quand on n'en voit pas le bout ! et c'est pourtant le temps qu'il faut pour qu'il puisse enfin jouer un peu seul assis et grignoter un bout de pain pendant qu'on souffle une minute.
Alors plusieurs mois avec un bébé qui, en plus, a mal, et d'une douleur contre laquelle on ne peut pas grand chose, c'est très très long. On a beau dire, à trois heures du matin, on a beau être une maman formidable, c'est dur d'inventer une nouveauté pour faire cesser les pleurs d'un bébé dans nos bras.

Car c'est ça le plus éprouvant : tenir un bébé dans ses bras et l'entendre hurler de douleur, parfois plusieurs minutes voire plus sans s'arrêter. Dur dur de ne pas devenir folle, parfois...

Quelques petits trucs, comme ça : mettre une musique qu'on aime (on l'aura dans la tête longtemps après, alors...) et l'écouter en ne pensant à rien d'autre et en berçant doucement le bébé en rythme, il finit par se calmer aussi...
Sinon, pour les passages obligés comme le change, le bain, le nettoyage du nez, etc : si le bébé "chougne", pleure voire hurle pendant ces moments difficiles, je vois deux solutions : se boucher les oreilles, mais c'est pas pratique de le changer sans les mains... sinon, je me suis rendu compte que je retenais ma respiration pendant ses cris et que du coup je pataugeais encore plus pour accomplir ces tâches désagréables mais obligatoires... alors maintenant j'essaie de souffler en même temps qu'il crie, puis je reprends mon souffle en même temps que lui et je souffle à nouveau quand il repart... Je suis d'accord, ça ne l'aide pas beaucoup, mais un peu quand même car ça détend la maman au lieu de la stresser encore plus, et ça évite d'en arriver à crier aussi à son tour quand on n'en peut plus (eh oui...). En fait, la force de le supporter passe par le fait d’accepter cette situation, accepter que bébé pleure, c’est le premier pas vers le bout du tunnel.

Et puis psychologiquement, outre les pleurs, ce qui nous ruine c’est de passer des journées (et des nuits) épuisantes, sans en voir aucun résultat tangible à quelque moment que ce soit… pas de satisfaction du travail accompli : aussitôt terminé il est à recommencer ! Mais c’est là sa caractéristique principale, on n’y peut rien, là aussi l’acceptation est la clé, donc pour se remonter le moral on peut se faire un petit truc « constructif » avant de se coucher, par exemple prendre le temps d’une bonne douche, se sentir ensuite différente et soulagée, changée en quelque sorte, voir enfin un petit résultat quoi… et de toute façon, prendre du temps pour soi, même peu, en laissant son bébé à garder au papa ou à un autre proche, c’est la soupape de sécurité pour tenir le coup sur la durée.

Les moments de blues ne sont pas une fatalité, c’est aussi un moyen de ne pas couler : pleurer sans retenue, parler à son bébé de sa tristesse, tout ça est normal et même bénéfique pour tout le monde, j’en suis persuadée.
Et puis un jour tout cela cesse, et ce jour là on profite mille fois plus fort de chaque instant de bonheur que la vie nous apporte. Courage !

ma


Allergie chronique, quelles répercussions à l'âge adulte ?

Lola a un reflux depuis sa naissance, une peau sèche et eczémateuse, une constipation depuis la diversification et de nombreuses intolérances alimentaires. Lola n’aime pas le lait de vache. Le peu qu’elle en ait mangé, a engendré des régurgitations douloureuses. Elle est allergique au soja (vomissements). Et puis elle a refusé tous les "laits" végétaux, sauf le "lait" de riz. Mais celui-ci la constipe! Alors, qu’aurais-je fait si je n’avais pas allaité? Le cas échéant, que ce serait-il passé? Je ne peux m’empêcher de penser à ma situation.

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Diversification pas à pas à cause d'intolérances alimentaires

Après avoir allaiter aux signes d’éveil, j’ai tenté de pratiquer la diversification aux signes d’envie. Et l’envie s’est faite ressentir vers 5 mois et demi alors que Lola tenait assise dans sa chaise haute. Elle manifestait un vif intérêt à table. Mais un contexte d’allergie alimentaire, plus précisément d’intolérances alimentaires, a compliqué la chose.

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Réaction aux noix, cajou et coco

Lola a quasiment toujours eu la peau très sèche sur le corps, les joues rouges à la texture d'une peau de crocodile (heureusement jamais à sang, ni suintante), de petites zone eczémateuses jaunes comme des croutes de lait dans les sourcils et derrière les oreilles, le tout accompagné de fréquentes rhino-pharyngites purulentes, en particulier en période de poussée dentaire, soit tous les un à deux mois. Elle avait également un reflux sévère (oesophagite diagnostiquée à l'âge d'un an) et des troubles digestifs (rots, gaz, selles vertes durant l'allaitement exclusif et constipation dès le début de la diversification alimentaire avec des légumes pourtant laxatifs !). J'ai toujours su qu'elle réagissait à un ou des aliments, mais lesquels ?

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Cododo improvisé à cause du reflux

Nous avons mis en place le cododo un peu subitement, suite à une poussée de croissance et donc à une demande plus accrue des tétées, qui ne s’est jamais vraiment terminée.

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Témoignages

 

Témoignages


 

Nourrisson allergique au soja

J'ai allaité avec un réflexe d'éjection fort du lait et Lola a eu très rapidement un reflux gastro-oesophagien interne, c'est-à-dire sans aucune régurgitation. Jusque là, elle avait juste du mal à faire sortir les rots et je la faisais dormir inclinée contre les remontées acides. Mais, à partir de 4 mois environ, son reflux pris une autre allure. Elle avait mal quand elle rotait et vomissait du lait caillé après chaque tétée.

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