Je ne sais par quel mécanisme, mais souvent les bébés souffrant d'un reflux vont "oublier" leur douleur lorsqu'on leur change les idées ou alors elle se calme sous l'effet de la détente occasionnée ?

 

Balades, dialogues et grimaces du papa, visites chez le docteur, même, sont souvent l'occasion d'un répit. Mais au bout de quelques temps, quand même, quand l'effet "nouveauté" s'estompe (soit vers la fin de la consultation chez le docteur, par exemple), les grognements reviennent. Les promenades, la voiture et le portage sont les seules activités qui donnent un répit plus long, dû aux vibrations peut-être (?) (mais là aussi, au bout de quelques heures, de voiture, par exemple, les douleurs reviennent de plus belle : vite ! arriver !).

Ce qui fait que les bébés RGO sont souvent qualifiés d'"impatients", car il faut les changer de jeu très régulièrement et toujours en inventer un nouveau (pour qu'ils mangent leur purée, par exemple... après le repas, la pièce est un champ de bataille de jouets en tous sens...).

On les dit aussi "jean qui rit jean qui pleure" car les faire marrer va occasionner le même répit mais la douleur reviendra vite et il passera directement du rire aux larmes. "Glouton" aussi, car ils cherchent un soulagement en se goinfrant de lait ou de nourriture solide.

De là à les traiter de "capricieux", on le comprend bien, il n'y a qu'un pas... que l'entourage franchit parfois allègrement, et que les mamans doivent savoir contrer. Les VRAIS caprices n'arrivent pas, à mon avis, avant quasiment un an et cette phrase sur le rôle parental m'a toujours plu : "la première année est tendre, la deuxième année tendre et sévère et la troisième est tendre, sévère et sociale".

N'oublions donc jamais la tendresse !

ma