Je n'ai jamais pu endormir mes enfants au sein, puisqu'il y avait toujours une ribambelle de rots à sortir. Je les ai très longtemps endormis à bras ou en porte bébé.

En écharpe ventre à ventre, puis en hamac sur la hanche, j'ai endormi ainsi  mon dernier jusqu'à ces 15 mois. C'était le seul moyen de le détendre assez pour qu'il sorte tous ses rots coincés et ne les garde pas pour 3h du matin.

 

Lors des réveils nocturnes de mon bébé qui souffrait de reflux, deux options s'offraient à moi :

 

- Soit on prend la solution de tenter la "vraie tétée", ce qui chez nous donnait une demi-heure de tétée, avec stimulation pour ne pas s'endormir... puis parfois le change, toujours le portage, parfois une heure avant que les rots sortent et que bébé s'endorme en écharpe... puis le Gaviscon®... bref, c'est un pari, une heure et demie de plombée dans la nuit... mais si ça permet moins de douleurs (donc moins d'irritation de l'oesophage, donc moins de risque d'aller vers l'oesophagite) et un dodo d'au moins 1h30 derrière, ça peut valoir le coup...

- Soit on part pour du cododo complet, avec ou sans écharpe (parfois la seule manière de dormir pour nous a été, moi demi-assise dans le lit, et bébé en écharpe... contre mon ventre), en inclinant tout le lit ou juste une partie pour bébé... et on ne se lève pas : tétée au lit, pause après tétée ventre à ventre si ça aide pour les rots, puis dodo pour tout le monde, comme on peut, avec éventuellement Gaviscon® à portée de main pour lui donner si besoin. Cette option peut entraîner une succession de micro-tétées dans le demi-sommeil, qui créent à chaque fois une digestion, donc une irritation par les remontées, donc une nouvelle tétée... c'est une méthode qui peut marcher les premiers mois, lorsque le soulagement apporté par la tétée est encore supérieur aux douleurs des remontées acides, mais au fil des mois, l'estomac secrétant davantage d'acide, cette "course" au soulagement finit par être perdue d'avance... c'est du moins mon expérience.

Plus tard j'ai constaté que, pour mes enfants en tout cas, 9 mois est un âge où se passe un cap : la nuit, les tétées n’étaient non seulement plus nécessaires, mais devenaient même nuisibles : la déglutition d’air avec le lait, la digestion avec sécrétion acide, tout cela finissait par nuire davantage que la tétée n’avait apporté d’apaisement… d’autant que le sommeil devenait si profond, à cet âge, qu’après la tétée ils étaient « in-réveillables »… donc pas de rot possible, donc réveil en fanfare après le premier cycle de sommeil et parfois même avant…
Les réveils de nuit étaient donc alors « solutionnés » par un câlin, parfois un peu d’eau, parfois un peu de portage en écharpe, avec ou sans musique, pour sortir les rots coincés, et toujours un pansement gastrique juste avant le recouchage.

Il est à noter que, malgré un bon traitement, les réveils peuvent persister la nuit, à cause de la gêne physique occasionnée par les remontées, même non acides ; surtout dans le cas d’un enfant qui a déjà subi ces même remontées avec la douleur qui les accompagnait, elles restent un événement très angoissant et réveillent très facilement. Je n’ai pas trouvé de solution miracle mais une visite chez un médecin ostéopathe spécialisé dans les enfants nous a permis d’améliorer énormément les nuits : le reflux de mon cadet était en fait aggravé par les « traces » laissées par les trois tours de cordon qui ornaient son cou à la naissance… une fois cette zone traitée, les remontées l’ont beaucoup moins gêné et donc beaucoup moins réveillé, jusqu’à ne plus se réveiller du tout la nuit aux alentours de ses quinze mois.

Pour rassurer des parents qui culpabiliseraient et auraient peur de mal faire en répondant aux appels de leur enfant, mes enfants n'ont jamais eu aucun souci, quand la douleur les a enfin laissés tranquilles, à s'endormir seuls dans leur lit et à y passer des nuits de rêve.

ma


Témoignages

 

Témoignages


 

Cododo improvisé à cause du reflux

Nous avons mis en place le cododo un peu subitement, suite à une poussée de croissance et donc à une demande plus accrue des tétées, qui ne s’est jamais vraiment terminée.

Lire la suite...

Sans couche pour calmer un érythème, des coliques et un reflux

Mon bébé traînait un érythème fessier depuis sa naissance. Je n'arrivais pas à l'enrayer malgré les changements de marques de crèmes ou de couches. Une amie m'a rappelé avoir pratiqué l'hygiène naturelle infantile. Cette méthode consiste à tenir le bébé au dessus d'un bac, d'un lavabo ou d'une baignoire pour lui faire faire ses besoins. Grâce à cela, l'érythème a disparu parce qu'il n'avait plus les fesses souillées par les selles, ni ne macéraient dans la couche, grâce aussi à des toilettes simplement à l'eau, un bon séchage et plus aucune crème qui rougissait encore plus ses fesses.

Lire la suite...

Signes d'oesophagite chez un bébé qui pleure peu

Lola a déclaré un reflux très tôt après sa naissance, je l’ai vu tout de suite à son comportement.
Elle avait des spasmes, de petits soubresauts qui partaient du bas de la colonne vertébrale jusqu’en haut. Elle se tortillait et gémissait, plus qu'elle ne pleurait. Il n’y avait pas, ou seulement quelques rares régurgitations de lait caillé. Il s’agissait d’un reflux interne, c'est à dire qu'elle ravalait immédiatement les remontées acides et j'entendais régulièrement gloup gloup dans sa gorge, suivi de grimaces.

Lire la suite...

Selles vertes et intolérance au gluten

Vers 4 mois, mon bébé, exclusivement allaité, a commencé brusquement à faire des selles vertes, et plusieurs fois par jour (4-6), qui sentent très, très mauvais. Avec des gaz, mousseuses parfois, vert fluo presque, plus que liquides, quelquefois avec des glaires (mucus). Je ne me suis pas inquiétée.

Lire la suite...

Diversification pas à pas à cause d'intolérances alimentaires

Après avoir allaiter aux signes d’éveil, j’ai tenté de pratiquer la diversification aux signes d’envie. Et l’envie s’est faite ressentir vers 5 mois et demi alors que Lola tenait assise dans sa chaise haute. Elle manifestait un vif intérêt à table. Mais un contexte d’allergie alimentaire, plus précisément d’intolérances alimentaires, a compliqué la chose.

Lire la suite...