L'allergie au lait de vache est une réaction du système immunitaire (hypersensibilité IgE médiée) qui se rebelle contre les protéines du lait de vache. Elle est principalement causée par une immaturité du système digestif. Elle est donc très fréquente au tout début de la vie, particulièrement chez le nourrisson souffrant de dermatite atopique, avant que les mécanismes de maturation et d'adaptation n'agissent sur la barrière intestinale.

Elle apparaît dans les 3 premiers mois de vie et guérit souvent avant l'âge de 3 ans. Par ailleurs, les enfants ayant souffert d'allergies au lait avant l'âge d'un an peuvent garder certaines séquelles comme une croissance moindre et la persistance de symptômes gastro-intestinaux suite à l'absorption de produits laitiers. L'APLV pourrait être définitive dans 20% des cas. C'est une allergie très fréquente chez le nourrisson (3ème allergie la plus souvent rencontrée après l'oeuf et l'arachide). Le risque d’APLV pour l’enfant est doublé si les deux parents sont eux-mêmes atopiques).

 


Symptômes

 

L'allergie aux protéines du lait de vache se manifeste par des réactions aiguës et immédiates. Elles se déclarent de quelques minutes à quelques heures après la consommation de lait de vache. Chez l’enfant, les symptômes sont le plus souvent : 
- Digestifs : vomissement, diarrhée, sang dans les selles [url=../upload/89dd313bc1a3355105f6fe9af3ed748e.pdf]), respiratoires (asthme, toux chronique). 
- Cutanés (urticairedermatite atopiqueeczéma). 
- Et plus rarement systémiques : oedème de Quincke, choc anaphylactique
Chez l’adulte, il s’agit plus souvent d’un prurit oro-pharyngé et d’un angioedème au niveau bucco-pharyngé. Ces symptômes disparaissent en quelques heures, mais réapparaissent à la prochaine ingestion de lait. Dans les cas deréactions systémiques, les symptômes reviennent souvent une deuxième fois après plusieurs heures d’accalmie. 
Plus d'informations sur Wikipedia

 


Réactions croisées

 

L'APLV est provoquée par plusieurs protéines, principalement la caséine, l’alpha-lactalbumine et la bêta-lactoglobuline (la plus allergisante). Les réactions croisées avec le lait de vache mettent en cause le lait de chèvre et de brebis, la viande de bœuf et de veau (béta-caséine bovine). L'allergie au lait de vache s’accompagne très souvent d’une l’allergie au soja [url=../upload/242e8bb5e032cf6684b458689d02a460.pdf#page=43]. Plus rarement il existe des cas d’allergies croisées avec le blanc d’œuf. Le seuil de tolérance étant très différent d'un individu à l'autre, il est parfois utile de faire une exclusion stricte des allergènes croisés pour constater une totale amélioration de santé. 
Plus d’informations sur l’allergie au soja
Allergie croisée lait de vache / viandes de boeuf et de porc

 


Dépistage

 

Comme pour toutes les allergies alimentaires, le diagnostic est fondé sur l’histoire clinique, la pratique des tests cutanés, le dosage des IgE spécifiques et le test de provocation par voie orale en l’absence d’antécédent de réaction sévère. La plupart du temps, un régime d'éviction des protéines de lait de vache d’une 15ène de jours associé à la disparition des symptômes, suffit à diagnostiquer l'allergie au lait de vache. 
Plus d'informations générales sur les tests

 


Traitement/éviction

 

Lorsque le bébé allaité est allergique au lait de vache, c'est la mère qui doit faire le régime d'éviction du lait de vache, car ses protéines passent dans le lait maternel. Lors de la diversification, il faudra également éliminer ou retarder l'introduction des PLV dans l'alimentation de l'enfant. Ce régime d'exclusion apporte des bénéfiques rapides, voire spectaculaires. Quelques jours à 15 jours suffisent en général. Il faut poursuivre l’éviction toute la durée de l'allergie. Il est parfois nécessaire de supprimer de l'alimentation les laits de chèvre et de brebis, ainsi que les viandes de bœuf, veau et le soja, qui provoquent des réactions croisées avec le lait de vache. Dans les cas de réactions fortes (œdème de Quincke, choc anaphylactique…) une trousse d'urgence (adrénaline) est nécessaire.

 


Aliments à exclure

 

Il faut éliminer de l'alimentation tout aliment contenant du lait de vache et en cas d’allergie croisée, les laits de chèvre, de brebis, le soja et parfois les viandes de bœuf et veau. Les  protéines de lait de vache (PLV) sont de plus en plus fréquemment utilisées en tant qu'ingrédient alimentaire dans denrées commercialisées (plats prêts à l’emploi, additifs…). Même le lactose fabriqué à partir du lait de vache, couramment utilisé dans les produits industriels et les médicaments (cachet, gélule, homéopathie…), pourrait contenir des traces de PLV et ainsi provoquer des réactions indésirables chez les bébés particulièrement sensibles. Il est important de bien lire les étiquettes de tout ce que vous consommez. Depuis 2005, un décret européen rend obligatoire de mentionner sur la liste des ingrédients la présence volontaire de lait de vache dans les denrées alimentaires qui en contiennent. Les PLV sont thermostables, c’est-à-dire que la cuisson ne dénature pas leur caractère allergisant.

 

Lait de vache : aliments permis/aliments interdits http://www.cicbaa.com/pages_fr/regimes/lait.html
Quels aliments contiennent du lait de vache ? http://www.club-allergie.fr/aaa_fr/7867-ou-trouve-t-on-du-lait-de-vache.html
Lait de chèvre et de brebis : aliments permis/aliments interdithttp://www.cicbaa.com/pages_fr/regimes/chevre_brebis.html
Quels aliments contiennent du soja ? http://www.club-allergie.fr/aaa_fr/7866-ou-trouve-t-on-du-soja.html

 


Remplacer le lait de vache 

Il n’est pas toujours possible d’utiliser les laits de chèvre ou de brebis à cause du risque d’allergie croisée. Pour le bébé allergique ou intolérant au lait de vache, le meilleur aliment reste le lait maternel en pratiquant un régime d'éviction des produits laitiers. Lorsqu’il est nécessaire d’avoir recours à des laits artificiels, il existe des laits spéciaux pour bébé allergique au lait de vache. 

Pour "remplacer" le lait de vache chez l'adulte et le bébé diversifié, on trouve une grande variété de boissons végétales, sans lactose ni protéines de lait de vache, conditionnés en brique ou en poudre : 
- Le "lait" d'avoine fortifiant et nutritif. 
- Le "lait" de quinoa riche en protéines et minéraux est un aliment de choix pour les femmes enceintes ou allaitantes, car galactogène. 
- Le "lait" de riz au goût discret, très riche en sucres lents. 
- Le "lait" de soja, riche en protéines, est idéal pour cuisiner et remplacer le lait de vache. Les yaourts ou crèmes dessert au soja peuvent substituer les desserts lactés. Il en existe aux parfums variés, pour ceux qui n'aiment pas le goût particulier du soja. Le problème du soja est qu’il peut induire une baisse de lactation chez certaines femmes, car il contient des œstrogènes. A cause de ceux-ci, il est déconseillé pour l’enfant. Le soja est à proscrire en cas d’allergie croisée au lait de vache. 
- Le "lait" d'amande riche en calcium et bonnes graisses pour l'organisme. 
- Les "laits" de noisette, sésame, châtaigne, etc. 

L’idéal est d’alterner la consommation de ces "laits" végétaux pour bénéficier de chacun de leur apport nutritionnel différent. En aucun cas ils ne peuvent constituer la seule alimentation d'un nourrisson. 

cf. livre "Sans lait & sans œufs" de Valérie Cupillard
Peut-on échapper aux laits animaux en donnant au bébé des "laits" végétaux ?

Lait de vache : aliments permis/aliments interdits http://www.cicbaa.com/pages_fr/regimes/lait.html
Quels aliments contiennent du lait de vache ? http://www.club-allergie.fr/aaa_fr/7867-ou-trouve-t-on-du-lait-de-vache.html
Lait de chèvre et de brebis : aliments permis/aliments interditshttp://www.cicbaa.com/pages_fr/regimes/chevre_brebis.html
Quels aliments contiennent du soja ? http://www.club-allergie.fr/aaa_fr/7866-ou-trouve-t-on-du-soja.html

 

 

 

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