Le lactose est un sucre présent dans tous les laits des mammifères, y compris le lait maternel (le lait au début de la tétée est particulièrement concentré en lactose). L’intolérance au lactose correspond plutôt à une "indigestion" par manque d’enzyme, la lactase, pour le digérer. Elle est souvent rencontrée chez l'adulte où il n'est pas rare que l'organisme fabrique moins de lactase avec l'âge. Les bébés peuvent également être intolérants au lactose contenu dans le lait maternel. L’intolérance au lactose est souvent évoquée devant des pleurs de nourrissons sans diagnostic fondé sur des preuves (coliques du nourrisson).

L’intolérance au lactose est de deux formes : soit primaire, soit secondaire. L’intolérance primaire en lactose est liée à une prédisposition génétique qui est très rare. L'intolérance secondaire en lactose est souvent transitoire et est liée à une immaturité digestive, qui disparaît naturellement au bout de quelques mois. Sa cause la plus fréquente est la gastroentérite ou l'allergie aux protéines de lait de vache. La maladie coeliaque, la maladie de Crohn, l’alcoolisme chronique, l’irradiation et la malnutrition, certains médicaments (par effet secondaire), les maladies qui endommagent les muqueuses de l’intestin ou des opérations qui altèrent les muqueuses, peuvent également causer une intolérance au lactose. 
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Symptômes 

Les symptômes sont des ballonnements, des gaz et des douleurs abdominales, des diarrhées, nausées et parfois vomissements. Chez le bébé allaité, elle peut se manifester par des rots nombreux, des régurgitations fréquentes, des coliques, des selles vertes et mousseuses. En général, ces symptômes apparaissent entre 30 minutes et 2 heures après ingestion de la nourriture contenant le lactose. L'intolérance au lactose est souvent liée à un réflexe d'éjection fort du lait (REF), et au fait que dans ce cas, le bébé reçoit seulement le lait de début de tétée particulièrement riche en lactose. En fonction de la quantité de lactose ingéré, les symptômes sont plus ou moins forts. 


Dépistage 

Le diagnostic repose sur l’existence des symptômes et l'amélioration de santé sous exclusion du lactose. Toutefois en cas de doute, on peut pratiquer un test de tolérance au lactose. Celui-ci est positif, si on constate une hausse de la glycémie après la prise orale de lactose. Un autre test, le Breath Hydrogen Test[url=../upload/014963cbde5ef2cf9fb5f1882f8d2bb2.pdf], consiste à mesurer l'augmentation de la concentration en hydrogène dû aux ballonnements. Ces tests sont rarement pratiqués sur le nourrisson, car la quantité importante de lactose qu’ils doivent ingérer pendant ce test peut provoquer une diarrhée sévère avec risque majeur de déshydratation. Il existe depuis peu, le test génétique qui se fait par prélèvement de cellules a l'intérieur de la joue. Il permet seulement de détecter une intolérance primaire au lactose (déficience congénitale très rare). 
Les différents tests d'intolérance au lactose http://www.sanslactose.com
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Traitement, éviction 

Chez l'enfant ou l'adulte, il faut supprimer ou limiter, selon l’importance de l'intolérance, la consommation de tout ce qui est à base de lait animal (lait de vache, laits de chèvre, de brebis, de buffle, etc). En règle générale, les fromages et les yaourts sont mieux tolérés. Concernant le bébé allaité, bien souvent des mesures simples appliquées pendant la tétée (le bébé doit bien vider le sein en tétant, éventuellement donner le même sein plusieurs tétées de suite, le faire roter pendant et après la tétée…) limitent les gènes provoquées par l’ingestion de lactose. Dans certains cas, où les troubles digestifs persistent malgré d'autres dispositions prises (par exemple pour lutter contre un réflexe d'éjection fort du lait), la prise de lactase de substitution peut diminuer ou faire disparaître ces symptômes. On la trouve par exemple en vente sur le site Colief]. 
Que faire contre les coliques du bébé allaité ?


Les probiotiques (Bifidobacterium bifidum, Lactobacillus acidohilus,….) sont utilisés pour traiter et prévenir l'intolérance au lactose. On les trouve en vente en pharmacie, sur Internet ou parfois ajoutés dans certaines denrées (yaourts au bifidus). A noter que certaines marques contiennent du lactose, qui peut suffire à déclancher une réaction. Leur utilisation est recommandée dès la grossesse, pendant l’allaitement et on peut même en donner directement aux nourrissons (très peu d’effets secondaires rapportés). 


Aliments à exclure 

Il faut supprimer de son alimentation tous les laits animaux et toutes les denrées qui contiennent du lactose : lait de vache, les laits de chèvre, brebis, buffle, etc. La plupart des intolérants au lactose souffrent d'une carence partielle en lactase et non d'une absence totale. Il n’est donc pas toujours nécessaire d’exclure totalement toute source de lactose présent dans les laits animaux. Bien souvent un seuil de tolérance existe et des aliments pauvres en lactose sont plutôt bien digérés : yaourts "maison" sans adjonction de poudre de lait, yaourt dont on vide le petit lait(jus qu’il y a au dessus), certains fromages (Emmenthal, Camembert, fromage de brebis), lait appauvri en lactose. 

Depuis 2005, la réglementation de l'étiquetage oblige à faire mentionner la présence de lactose dans les produits commercialisés (lactose, galactose, lactosérum, lactulose). On peut donc facilement repérer sa présence en lisant les étiquettes de ce que l'on achète. 

Teneur en lactose des différents produits laitiers
http://www.sanslactose.com/pg,teneur-en-lactose-de-differents-aliments,teneur,0,1.jsp
Produits délactosés
http://www.sanslactose.com/pg,produits-delactoses,delactose,0,1.jsp
Produits de substitution du lactose
http://www.sanslactose.com/pg,produits-de-substitution,sub,0,1.jsp

Les médicaments allopathiques contiennent souvent des excipients à base de lactose. Les formes injectables (ampoule prévue pour être injectée dont on boit le contenu) sont a privilégier car elles contiennent moins d’excipient que les cachets et gélules. Les granules homéopathiques sont composées de lactose, mais on peut obtenir n’importe quelle préparation homéopathique sous forme de gouttes aqueuses, sur simple demande au pharmacien. Dans ces différents médicaments, bien que la quantité de lactose soit souvent minime, plusieurs prises par jour combinées au lactose présent dans l’alimentation, peuvent contribuer à dépasser la quantité limite tolérable pour certaines personnes. 


Remplacer le lait de vache 

Il n’est pas toujours possible d’utiliser les laits de chèvre ou de brebis à cause du risque d’allergie croisée. Pour le bébé allergique ou intolérant au lait de vache, le meilleur aliment reste le lait maternel en pratiquant un régime d'éviction des produits laitiers. Lorsqu’il est nécessaire d’avoir recours à des laits artificiels, il existe des laits spéciaux pour bébé allergique au lait de vache. 

Pour "remplacer" le lait de vache chez l'adulte et le bébé diversifié, on trouve une grande variété de boissons végétales, sans lactose ni protéines de lait de vache, conditionnés en brique ou en poudre : 
- Le "lait" d'avoine fortifiant et nutritif. 
- Le "lait" de quinoa riche en protéines et minéraux est un aliment de choix pour les femmes enceintes ou allaitantes, car galactogène. 
- Le "lait" de riz au goût discret, très riche en sucres lents. 
- Le "lait" de soja, riche en protéines, est idéal pour cuisiner et remplacer le lait de vache. Les yaourts ou crèmes dessert au soja peuvent substituer les desserts lactés. Il en existe aux parfums variés, pour ceux qui n'aiment pas le goût particulier du soja. Le problème du soja est qu’il peut induire une baisse de lactation chez certaines femmes, car il contient des œstrogènes. A cause de ceux-ci, il est déconseillé pour l’enfant. Le soja est à proscrire en cas d’allergie croisée au lait de vache. 
- Le "lait" d'amande riche en calcium et bonnes graisses pour l'organisme. 
- Les "laits" de noisette, sésame, châtaigne, etc. 

L’idéal est d’alterner la consommation de ces "laits" végétaux pour bénéficier de chacun de leur apport nutritionnel différent. En aucun cas ils ne peuvent constituer la seule alimentation d'un nourrisson. 

cf. livre "Sans lait & sans œufs" de Valérie Cupillard
Peut-on échapper aux laits animaux en donnant au bébé des "laits" végétaux ?

Lait de vache : aliments permis/aliments interdits
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Lait de chèvre et de brebis : aliments permis/aliments interdits
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