Dans les formes graves et les plus gênantes, l'allergologue peut prescrire des médicaments. Ceux-ci permettent seulement de limiter les symptômes provoqués par la réaction, mais ne soignent pas l'allergie. Les médicaments ne peuvent se substituer à la mise en place d'un régime d'éviction.

 

 

Le régime d'éviction alimentaire

Le moyen principal et le plus efficace de lutter contre une allergie est de mettre la personne à l'écart de la substance qui la fait réagir. Le régime d'éviction est le traitement de fond. En cas d'allergie ou d'intolérance alimentaire, il s'agit de supprimer le contact avec le ou les aliments responsables des réactions.

Ce régime est à maintenir pendant toute la durée de l'allergie, souvent plusieurs années de vie du bébé et parfois durant toute a vie. Des bilans allergologiques sont menés régulièrement pour vérifier l'état de sensibilité de la personne allergique ou intolérante. En fonction des résultats, l'allergologue peut proposer de durcir un régime ou à l'inverse de l'assouplir, voire de tenter une réintroduction de l'aliment si l'état de santé s'améliore nettement.

La mise en place du régime d'éviction permet d'éviter que la situation ne s'aggrave avec le temps. Les allergies alimentaires non soignées évoluent souvent vers une sensibilisation à d'autres allergènes (respiratoires comme les pollens par exemple) ou des poly sensibilisations (réactions à plusieurs antigènes différents).

 

La trousse d'urgence

Dans les formes graves de réactions allergiques (choc anaphylactique, oedème de Quincke, etc) l'allergologue peut prescrire un traitement antihistaminique et une trousse d'urgence. Elle se compose généralement d'un stylo injecteur d'adrénaline (Anakit, Anapen), d'un corticoïde, d'un antihistaminique, d'un inhalateur broncho-dilatateur. La personne doit en permanence la garder sur elle dans tous ses déplacements. L'adrénaline se conserve en général au frais dans un petit sac isotherme réfrigéré. Renseignez-vous auprès de votre médecin ou de votre pharmacien.

 

Important !
Certaines réactions allergiques sont mortelles (choc anaphylactique).
En cas de réaction grave, même après la disparition des symptômes de manière spontanée ou suite à la prise d’un traitement, la personne doit être emmenée à hôpital, placée en observation et éviter tout effort physique. Une récidive de la réaction se produit souvent plusieurs heures après une période d’accalmie.