Alimentation

L'alimentation du bébé allergique

 

Nourrir un bébé souffrant d'allergie ou de reflux est une chose difficile, parce qu'il ne pourra pas manger de tout. La mère qui allaite devra pratiquer des évictions alimentaires. Le choix d'un lait artificiel devra se faire scrupuleusement en sélectionnant des formules exemptent d'allergènes. Puis, lors de la diversification alimentaire, les parents devront préparer les menus de leur enfant en supprimant les aliments auxquels il réagit.

A ceci peut s'ajouter une prise du sein difficile ou un déroulement des repas parsemé de refus ou de désintérêts, parce que l'enfant souffre de douleurs douleurs digestives, de troubles ORL ou cutanés. L'enfant allergique pourra être qualifié de “difficile” à table, refuser certains aliments ou en préférer exclusivement d'autres. Dans certains cas, sa prise de poids pourra même être affectée. Les parents devront accompagner leur enfant avec beaucoup de compréhension et de patience, en suivant pas à pas l'amélioration de sa santé et pour tenter une réintroduction de l'aliment exclu.

Puisque la bonne santé de l'enfant dépend directement de la bonne observance des évictions alimentaires, ceci engage ses parents dans une préoccupation quotidienne et parfois des charges matérielles, financières et administratives avec l'achat de denrées de substitution ou d'équipements ménagers spécifiques pour pouvoir confectionner les repas ou encore la mise en place d'un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) lors du placement chez la nounou ou à l'école.

 

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ALLAITEMENT

LAITS ARTIFICIELS

DIVERSIFICATION ALIMENTAIRE

Allaitement maternel

L'allaitement maternel

 

Le lait maternel est l'aliment adapté au nourrisson. Il nourrit, il est particulièrement digeste, renforce le système immunitaire et instaure la flore intestinale du bébé qui est la base d'une bonne immunité. Il protège également des maladies et des virus.

En cas d'allergie ou de reflux, le lait maternel reste le meilleur choix. Certains bébés allergiques ou intolérants peuvent réagir à un aliment consommé par la mère qui allaite, via le lait maternel. Mais l'allaitement peut être maintenu à condition que la mère mette place un régime d'éviction de l'aliment ou des aliments responsable(s) de la réaction.

Le lait maternel a également des vertus non négligeable sur le reflux ou les allergies. Il peut ainsi aider à la cicatrisation d'un eczéma ou bien aider à soulager la douleur lors d'une crise de reflux.

Par contre, le déroulement de l'allaitement est parfois rendu difficile par la souffrance, le comportement et les pleurs du nourrisson allergique ou souffrant d'un reflux, également par le fait que les traitements médicamenteux proposés contre le reflux ou l'allergie ne sont pas toujours adaptés à l'allaitement maternel. Il est alors important de trouver un soutien moral et de connaître quelques aménagements permettant de faciliter les choses. L'allaitement reste malgré tout un atout pour s'occuper et materner ces bébés en souffrance, qui ont souvent un besoin intense de contact et d'attention.

En cas d'allaitement mixte ou de sevrage, le choix d'un lait artificiel adapté se fait avec le médecin. Mais certains bébés allergiques à plusieurs ingrédients ou hyper-réactifs ne supportent aucun lait de substitution. Il est alors encore possible de redémarrer un allaitement maternel, même après un arrêt de plusieurs mois. Cette technique s'appelle la relactation.

 

 

Un bébé exclusivement allaité au sein n'a pas tout à fait la même croissance qu'un bébé nourrit au lait artificiel. Les repères et les courbes ne sont pas les mêmes, ce qui peut parfois amener à une erreur d’interprétation et à un diagnostic faussé de mauvaise prise de poids. D'autre part, il est important de connaître les phénomènes qui peuvent interférer sur l'allaitement et qui peuvent induire une mauvaise prise de poids du bébé, et de les écarter avant de se pencher sur un problème éventuel lié à une pathologie (allergie, reflux...).

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Le portage est une technique qui est utilisée depuis des millénaires et dans beaucoup de civilisations. Il correspond à un besoin physiologique du nourrisson, qui né "inachevé" par rapport à d'autres mammifères. Même s'il n'est plus au "goût du jour" dans notre société, il peut être un bon moyen, particulièrement, de s'occuper d'un bébé souffrant d'un reflux gastro-oesophagien (RGO), d'allergie ou d'intolérance.

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Laits artificiels

Les laits artificiels

 

Les laits artificiels sont nombreux, rendant leur choix difficile.

La plupart des laits infantiles sont fabriqués à partir de lait de vache, y compris les laits hypoallergéniques ou les hydrolysats, dont on a rendu "inoffensives" une partie des molécules de lait de vache qui les composent. Certains bébés très allergiques ne les tolèrent même pas.

Les laits artificiels à base d'acides aminées (appelés AA) ne sont pas issus du lait de vache, ni d'aucun autres allergènes fréquents (laits d'un autre mammifère ou soja), mais ils ne sont pas toujours bien acceptés par le nourrisson principalement à cause de leur goût écoeurant.

Depuis quelques années, on peut également trouver des laits artificiels à base de riz qui conviennent à la plupart des bébés allergiques aux laits.

La composition des laits artificiels reste complexe et peut contenir de petites quantités d'allergène (en particulier dans les sucres ou les huiles). Il convient donc toujours de bien examiner la liste des ingrédients et d'adapter son choix aux allergies et au seuil de réaction du bébé.

 

 

Le choix d'un lait artificiel est délicat. Il en existe une grande variété et ils sont composés de beaucoup d'ingrédients différents. Un seul biberon de lait artificiel peut déclencher une réaction allergique. Il est donc important de faire le choix après avoir établi un diagnostic précis. En fonction des allergies ou des intolérances de votre bébé, l'allergologue ou le pédiatre pourra vous proposer un lait hypoallergénique, un hydrolysat ou un lait d'acides aminés.

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Sous l'appellation "laits anti-reflux" on fait souvent référence aux laits artificiels épaissis, mais il n'existe pas au sens stricte des laits qui empêchent le reflux.
Epaissir le lait est souvent le premier conseil donné pour un bébé qui a du reflux. Aucune étude n'a jamais démontré les bénéfices de cette recommandation mais comme elle est simple et peu interventionniste les médecins la donnent souvent en première intention.

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Il est possible de donner du lait d'une autre espèce animale à un bébé diversifié. Toute fois, en cas d'allergie avérée ou suspectée, il vaut mieux s'abstenir. Le lait de vache fait partie des allergènes le plus fréquents du jeune enfant. D'autre part, en cas de reflux, le lait de vache est moins digeste que le lait maternel et il risque de générer des douleurs digestives.

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Diversification alimentaire

La diversification alimentaire en cas d'allergie

 

La diversification alimentaire est une étape importante dans la vie de l'enfant et des parents. C'est également et souvent un moment attendu par l'entourage. Mais rien ne sert de se hâter, car des études ont montré que la diversification précoce (avant 4 mois) multiplie par presque 3 le risque d’eczéma et qu'elle pourrait expliquer en partie l’augmentation des allergies alimentaires.

Les experts recommandent habituellement de commencer l'alimentation solide à partir de l'âge de 6 mois en maintenant l'allaitement jusqu'à 2 ans et plus. Mais, plus important que l'âge pour débuter la diversification, il faut observer le développement de l'enfant et commencer quand il montre des signes d'intérêt pour les aliments, par exemple il tend la main pour attraper ce que l'on mange. Il est a noter que chez les enfants à reflux ou allergique, il est assez fréquent qu'ils retardent naturellement cette étape en raison de leurs problèmes de santé.

Idéalement l'introduction des solides, se fait aliment par aliment à quelques jours d'intervalles afin de pouvoir observer une éventuelle réaction allergique. Les recommandations pour diversifier un bébé varient selon 2 cas possibles :

 

 

1. Le bébé est suspecté à risque, on retarde l'introduction de certains aliments.

Un enfant est considéré à risque d’allergie quand il a au moins un parent du 1er degré allergique (père, mère, sœur ou frère). En cas de suspicion ou d’antécédents d’allergie alimentaire dans la famille, en particulier d’atopie, on retarde l'introduction de certains aliments selon les conseils suivants :

  • Repousser le début de la diversification après 6 mois et jusqu’à 1 an chez certains bébés très sensibles. Le lait maternel reste un aliment complet durant 1 an environ, avec parfois le recours à une complémentation en fer et en zinc (carences qui peuvent être induites par un allaitement exclusif au delà de 6 mois).
  • Introduire 1 seul aliment nouveau à la fois sur une période de 4 à 7 jours et observer les réactions (tenir un journal alimentaire). Le cas échéant, exclure temporairement l’aliment plusieurs mois, avant de tenter de le réintroduire. Attendre que l’état de santé de votre bébé se soit amélioré et stabilisé avant de proposer tout nouvel aliment.
  • Eviter les allergènes majeurs (œuf, lait, arachide, blé, etc).
  • Ne pas forcer à manger, ne pas imposer d’aliments particuliers, ni de quantité. Progresser pas à pas au rythme de votre bébé. Ecouter et respecter ses signes de dégoût d’un aliment, qui peuvent être une manière de se protéger.
  • Cuisiner par vous-même avec des aliments simples et nobles pour pouvoir éviter plus facilement les allergènes. On sait que la plus part des réactions apparaissent après la consommation d'aliments à la composition complexe, autrement dit préparés industriellement. Evitez d’utiliser des préparations pour bébé composées d’un trop grand nombre d’ingrédients, dont parfois des allergènes majeurs.

La Société Française de Pédriatrie conseille, pour les bébés à risque d'allergie, d'éviter les aliments réputés très allergisants pendant la 1ère année. Plus précisément, elle recommande de bannir de manière préventive, l’arachide, les noisettes, les amandes et autres fruits oléagineux, de proposer des farines sans gluten au-delà du 6ème mois et retarder au-delà de la fin de la 1ère année l’œuf, les fruits de mer, le kiwi, le céleri, la moutarde, les épices.

 

 

2. Le bébé a une allergie avérée, on supprime les aliments responsables des réactions.

Chez l'enfant dont l'allergie ou l'intolérance alimentaire a été mise en évidence, soit par des tests, soit par des symptômes évocateurs, soit par un test d'élimination alimentaire avec disparition des symptômes, on pratiquera l'éviction du ou des aliments qui causent les réactions, ceci de manière plus ou moins stricte selon la tolérance de l'enfant. Ce régime hypoallergique sera menée par la mère tant qu'elle allaitera et aussi durant la diversification lorsque l'enfant mangera des aliments solides. A cette éviction, sera ajouté l'application des conseils de précaution cités au paragraphe précédent.

Pour savoir comment mener un régime d’éviction, consultez notre rubrique Régimes.

Il existe des plannings d’introduction alimentaire mentionnant le type d’aliments à proposer en fonction de l’âge du bébé. Malheureusement, on trouve tout et son contraire et ces recommandations évoluent dans le temps. D'autre part ces plannings-là, sont généralement prévus pour des bébés non-allergiques. Chez un bébé allergique ou intolérant alimentaire, c'est de toute façon difficile de suivre ce type d'échéance, puisqu'il est conseillé d'attendre une période sans symptômes, sans maladies infectieuses (rhumes, gastro...), en dehors d'une vaccination, etc, pour introduire un nouvel aliment. Chez un enfant très sensibles, on peut donc se retrouver avec un intervalle de plusieurs semaines ou mois entre l'introduction de 2 nouveaux aliments différents.

La diversification alimentaire d'un bébé allergique prend en général plus de temps que chez l'enfant non-allergique. Ce qui est important, c’est d’écouter votre bébé et de vous fier à sa capacité de tolérer ou non un aliment, d'observer l'évolution des symptômes et de suivre son rythme sans presser les choses.

 

 

 

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Régimes d'éviction alimentaires

Les régimes d'éviction alimentaires

 

Le régime d'éviction alimentaire ou régime hypoallergique est le traitement de fond de toute allergie et intolérance alimentaires. Il consiste à ne plus consommer le ou les aliments qui font réagir.

  • Pendant la durée de l’allaitement, c’est la mère qui fera l’éviction pour son enfant.

  • Chez le bébé nourrit au lait artificiel, il faudra choisir avec le médecin un lait en fonction des ingrédients qui le composent.

  • Enfin, lorsque l'enfant est diversifié, il faudra qu'il ne mange pas l'aliment à l'origine de son allergie.

Le régime est maintenu tant que l'allergie perdure et une réintroduction de l’aliment est souvent possible après une période plus ou moins longue de disparition des symptômes.

Lorsqu'on est allergique ou intolérant à un aliment, c'est en fait tout une gamme d'aliments que l'on doit supprimer de son alimentation. Il faut aussi surveiller la composition des médicaments, des produits de toilette, des cosmétiques, des dentifrices, etc. Car une réaction peut très bien se déclencher par simple contact avec la peau ou en respirant l'allergène, pas seulement en l'ingérant.

 

 

Pratiquer une éviction alimentaire peut être dans un premier temps déroutant. En effet, dès que l'on sort des classiques références de notre cuisine occidentale "lait, blé, oeuf", parce qu'on y est allergique, c'est presque toute les denrées commercialisées que l'on se voit interdites. Alors, il serait intéressant de ne pas penser l'éviction comme "manger sans", mais plutôt comme "manger différemment".

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Le lait de vache est une bonne source de calcium, mais c'est aussi un allergène très fréquent dans la petite enfance (allergie au lait de vache et intolérance au lait de vache). Dans le cadre d'un régime d'éviction des produits laitiers, on peut trouver du calcium dans d'autres aliments en les consommant régulièrement et en quantité suffisante.

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Recettes sans allergène

Nos recettes sans allergène

 

Les recettes que vous nous proposons ici ont été crées pour un enfant atopique et intolérant à beaucoup d'aliments différents, dont beaucoup d'allergènes majeurs. Elles ont été conçues pour être réalisées avec facilité et rapidité, afin de pouvoir quotidiennement régaler le palais de nos petits poly allergiques alimentaires. Elles sont très sobres, mais se composent d'ingrédients peu allergisant. Rien ne vous empêche de les agrémenter ou de les modifier en utilisant d'autres aliments, ceux que votre enfant supporte.

 

Nos recettes sont sans lait, sans oeuf, sans soja, sans fruits à coque, sans blé, sans maïs, sans levure et pauvres en sucre.

 

 

Biscuits sablés

 Ingrédients :

  • 200g de farine de riz
  • 30g de sucre blanc ou de miel
  • 5cL (30g) d'huile d'olive
  • 30g de pruneaux dénoyautés ou de figue sèche
  • 8cL de tisane à la verveine ou d'eau
  • 1 pincée de bicarbonate de sodium

 

Sans gluten, sans maïs, sans lait, sans oeuf, sans soja, sans fruits à coque.

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